En août 2026, SanDisk et Micron se négocient à des ratios cours/bénéfices prévisionnels de 6,0x et 6,3x, soit les valorisations les plus faibles parmi les grandes capitalisations technologiques américaines, selon les données de Koyfin. SanDisk a bondi de 444,4 % et Micron de 216,1 % depuis le début de l’année, mais toutes deux se négocient encore bien en dessous de leurs sommets historiques, alimentant le débat sur le marché quant à savoir si cette décote reflète une sous-évaluation ou les inquiétudes des investisseurs face à d’éventuelles corrections cycliques.
Les analystes ont relevé leurs prévisions de BPA à 12 mois pour les deux entreprises : ceux de SanDisk ont bondi de 27,6 % à 214,32 dollars, et ceux de Micron de 26,7 % à 144,21 dollars au cours des trois derniers mois. Dans le même temps, les cours des actions ont reculé plus rapidement que les anticipations de bénéfices n’ont progressé, comprimant ainsi les valorisations. Le débat central porte sur la question de savoir si l’intelligence artificielle modifie durablement les cycles de l’offre de mémoire. Les entreprises du secteur de la mémoire ont historiquement affiché leurs valorisations les plus faibles près des pics de bénéfices, avant que la demande ne se normalise. Toutefois, SanDisk et Micron citent des contrats d’approvisionnement à long terme s’étendant jusqu’en 2027-2030, ainsi qu’une demande robuste des centres de données liés à l’IA, comme autant de signes du maintien de prix élevés. Les acteurs du marché restent divisés sur la question de savoir si l’IA représente une transformation structurelle du secteur ou un pic temporaire de la demande.