L'IA transforme la guerre en jeu : l'armée américaine frappe 1000 cibles en 24 heures en Iran, la « vitesse machine » devient la norme

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Les forces américaines ont frappé plus de 1000 cibles lors des premières 24 heures de leur opération contre l’Iran, une échelle presque double de celle de la guerre en Irak en 2003. Grâce à un système de tir intégré avec une intelligence artificielle avancée, Maven Smart System, l’un des modèles linguistiques intégrés est Claude d’Anthropic.
(Précédent : Le Wall Street Journal révèle : Trump aurait ciblé Qasem Soleimani avec Claude AI, OpenAI prend le contrôle total des systèmes du Pentagone)
(Contexte supplémentaire : Le Pentagone face à Anthropic ! Ouverture totale à Claude pour un usage militaire « sinon, déconnexion »)

Sommaire

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  • Ce n’est pas la vitesse humaine
  • Le cerveau de la bataille : Maven Smart System
  • La prise de décision comprimée à l’extrême
  • Banni, puis utilisé pour frapper l’Iran
  • De « pouvoir aller plus vite » à « devoir aller plus vite »

Il n’est pas surprenant que l’armée américaine utilise l’IA pour soutenir ses frappes contre l’Iran.

Ce qui étonne, c’est la rapidité.

Le 27 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération conjointe nommée « Epic Fury » contre l’Iran. Bien que ce nom soit un peu pompeux, en 24 heures, plus de 1000 cibles iraniennes ont été touchées.

Au total, plus de 2000 cibles ont été visées. Le général Brad Cooper, commandant du CENTCOM, a décrit l’ampleur de cette opération comme étant « presque le double » de celle de l’invasion de l’Irak en 2003.

Ce n’est pas une question de quantité, mais de temps.

Ce n’est pas la vitesse humaine

Lors de la guerre en Irak en 2003, il fallait souvent plusieurs dizaines d’heures pour qu’un objectif passe de la confirmation du renseignement à l’autorisation de frappe. Les images satellites étaient examinées image par image par des humains, les documents de renseignement circulaient entre départements, étaient traduits, rapportés, vérifiés. C’était la « vitesse humaine », limitée par l’attention, les heures de travail, la capacité cognitive (mémoire).

Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Maven Smart System intègre plus de 150 sources de données, y compris images satellites, vidéos de drones, signaux d’interception (SIGINT), renseignements humains (HUMINT) et historiques de frappes. Ces données sont entrées dans le système à chaque milliseconde. Claude, l’un des modèles linguistiques principaux, est utilisé par Maven pour interpréter ces données.

La répartition des tâches est la suivante : l’IA effectue un tri initial et une compréhension sémantique, puis attribue un niveau de priorité aux cibles, avant de transmettre le tout à un analyste humain. Les analystes ne partent plus de zéro, noyés dans un flot de données. Ils ne traitent que les informations déjà pré-triées et classées par l’IA, pour prendre la décision finale.

Le porte-parole du CENTCOM, le capitaine Timothy Hawkins, a déclaré : « La technologie IA permet un tri préliminaire des données entrantes, permettant aux analystes de se concentrer sur des analyses de niveau supérieur et la vérification. »

Ce sont les humains qui prennent la décision stratégique.

Le cerveau de la bataille : Maven Smart System

Maven Smart System n’est pas une nouveauté. Développé par Palantir Technologies, il trouve ses origines dans le projet « Project Maven » lancé par le Département de la Défense américain en 2017. Ce projet avait provoqué une forte opposition chez Google, qui a finalement décidé de se retirer du contrat militaire d’IA.

Mais Palantir a poursuivi le développement.

Aujourd’hui, Maven Smart System est l’une des plateformes d’IA les plus intégrées dans le réseau de commandement américain. La capacité de faire fonctionner Claude sur les réseaux confidentiels du Pentagone est le fruit d’un contrat signé en 2024 entre Anthropic et le ministère de la Défense, d’un montant d’environ 200 millions de dollars sur deux ans. Claude est ainsi devenu le premier modèle d’IA commerciale autorisé à accéder aux réseaux classifiés militaires.

Dans l’opération contre l’Iran, Maven offre notamment :

  • Une synthèse en temps réel des données provenant de multiples sources (satellites, drones, interceptions)
  • Un tri automatique selon l’importance et la menace
  • La génération de coordonnées précises et de recommandations de frappes
  • La concentration des analystes humains sur la vérification et l’autorisation finale, plutôt que sur la gestion des données

Si l’on compare un système de renseignement traditionnel à une bibliothèque, Maven serait un assistant ayant lu tous les livres, résumé leur contenu, et classé par ordre d’importance. Il suffit de lui dire ce que l’on cherche, il sait où chercher et ce qu’il faut trouver.

La prise de décision comprimée à l’extrême

Le processus décisionnel militaire traditionnel ressemble à ceci :

Capteurs collectent des données → Analystes lisent et organisent → Rapport soumis → Commandant évalue → Conseiller juridique vérifie → Approbation de la frappe

Chaque étape implique une attente : traduction, revue, rapport, confirmation. Ce processus laisse beaucoup de « marge de décision » mais maintient aussi le rythme au niveau du maillon le plus lent.

Avec Maven + Claude, la phase « collecte et lecture » est déportée du temps humain au temps machine. L’IA ne remplace pas la décision finale, mais elle réduit considérablement le délai pour atteindre cette décision.

Pour 1000 cibles en 24 heures, cela fait environ 41 cibles par heure, moins d’une par minute. Cela peut sembler lent, mais derrière, chaque cible nécessite une synthèse de renseignement, une localisation, une évaluation de menace — toutes ces opérations étant accélérées par l’IA à un niveau impossible à atteindre pour un humain seul.

La vitesse de la guerre a été altérée par l’IA.

Banni, puis utilisé pour frapper l’Iran

Voici une des actualités technologiques les plus étonnantes de 2026, à part entière.

Le 27 février 2026, le gouvernement Trump a annoncé l’interdiction d’Anthropic, invoquant des « risques pour la chaîne d’approvisionnement » et une « menace à la sécurité nationale », ordonnant à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement d’utiliser Claude. La raison : Anthropic refuse de supprimer les garde-fous de sécurité empêchant Claude d’être utilisé pour la commande autonome d’armes ou la surveillance de masse.

Lecture complémentaire : Le PDG d’Anthropic dénonce : « Les contrats avec OpenAI et le Pentagone sont des mensonges, Altman se fait passer pour un ambassadeur de la paix »

Presque simultanément, l’armée américaine utilisait Claude pour analyser les cibles de l’opération « Epic Fury ».

Banni. Et pourtant, utilisé pour frapper le même jour.

Le Pentagone a expliqué qu’il y aurait « une période de transition de six mois ». Mais toute personne familière avec les systèmes de combat sait qu’on ne peut pas simplement « changer d’IA » en pleine opération militaire. Les commandants dépendent profondément du flux de travail Maven + Claude. Remplacer cette architecture n’est pas une question technique, mais une question de risques opérationnels.

C’est la réalité de l’IA profondément intégrée dans les systèmes militaires : une interdiction politique ne suffit pas à supprimer rapidement une technologie critique.

De « pouvoir aller plus vite » à « devoir aller plus vite »

Une chose est certaine : la militarisation de l’IA ne disparaîtra pas si une société perd son contrat militaire.

Si Claude est retiré, Maven pourra utiliser un modèle d’OpenAI. En fait, après l’interdiction d’Anthropic, OpenAI a immédiatement annoncé prendre en charge le système d’IA du Pentagone. La logique de vitesse ne change pas, seul le fournisseur change. Et qui mieux que Sam Altman pour vouloir prendre la place ?

C’est là le vrai sens de cette opération contre l’Iran : la guerre humaine n’a jamais été statique. La poudre a changé la signification des murailles, l’aviation a modifié la ligne de front, l’arme nucléaire a redéfini la limite de la guerre. Chaque avancée technologique apporte à la fois une « augmentation de l’efficacité » et une « amplification des erreurs ». Plus la vitesse est grande, moins on a de temps pour corriger.

L’IA modifie la longueur de la chaîne décisionnelle. Lorsqu’un système peut, en 24 heures, aider à synthétiser et prioriser 1000 cibles, la guerre ne peut plus attendre le maillon le plus lent. De plus, l’armée américaine détient des systèmes d’armes entièrement autonomes, capables de s’auto-identifient, de décider et d’exécuter des frappes sans intervention humaine.

Cette opération contre l’Iran pourrait être la première démonstration publique de la guerre assistée par l’IA. La « guerre à la vitesse machine » est déjà en cours, et il n’y a pas de retour en arrière possible.

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