Longtemps, Ethereum, qui a adopté une stratégie d’expansion axée sur la priorité du “Rollup”, fait face en 2026 à une réflexion stratégique importante. Avec l’amélioration continue des performances du réseau principal, le ralentissement du processus de décentralisation des Layer 2, et la divergence dans la structure de confiance, les réseaux de seconde couche, initialement considérés comme des “shards de marque”, évoluent pour devenir un ensemble de systèmes indépendants avec des risques et des objectifs différents.
Dans l’émission récente d’Unchained, Austin Griffith et Karl Floersch ont souligné que Vitalik Buterin a reconnu que les Layer 2 ne sont plus simplement des outils d’expansion. Tout d’abord, Ethereum a considérablement renforcé sa capacité de traitement en augmentant la limite de gas et en poursuivant ses mises à jour, ce qui a permis de réduire les coûts de transaction plus rapidement que prévu, diminuant ainsi la dépendance à la réduction des frais sur les réseaux de seconde couche. Ensuite, certains Layer 2 ont ralenti leur processus de décentralisation sous la pression réglementaire et commerciale, s’éloignant de la vision initiale d’“hériter du modèle de confiance d’Ethereum”. Troisièmement, aujourd’hui, les réseaux de seconde couche présentent une hiérarchie en matière de sécurité et de gouvernance : certains dépendent étroitement d’Ethereum, d’autres ressemblent davantage à des plateformes indépendantes.
Ce changement met en danger l’“identité” des Layer 2. Karl Floersch pense que la clé réside dans leur rôle : s’agit-il simplement d’étendre le réseau ou possèdent-ils leur propre culture et proposition de valeur ? Prenons l’exemple d’Optimism, initialement conçu comme une extension d’Ethereum, qui a maintenant progressivement formé un écosystème indépendant. Se contenter de “plus rapide et moins cher” ne suffit plus pour maintenir une attraction à long terme.
Par ailleurs, l’importance du réseau principal d’Ethereum se trouve à nouveau renforcée. Les frais de transaction continuent de baisser, la sécurité reste en tête, et la croissance des applications liées à l’intelligence artificielle incite les développeurs à revenir déployer leurs activités essentielles sur Layer 1. Les données montrent que, malgré une utilisation toujours élevée des Layer 2, la taille des actifs protégés par la sécurité du réseau principal diminue, ce qui indique que leur rôle évolue de “centre de valeur” à “plateforme d’exécution”.
Dans ce contexte, Ethereum redéfinit la division du travail entre Layer 1 et Layer 2. Le réseau principal revient progressivement à son rôle d’ancrage de confiance et de valeur, tandis que les réseaux de seconde couche doivent, par la définition claire de leurs cas d’usage et de leur proposition de valeur à long terme, prouver leur pertinence dans ce nouveau cycle.
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