Le G7 ne libère pas encore ses réserves stratégiques de pétrole, affirmant qu'une évaluation supplémentaire est toujours nécessaire

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Le lundi 9 mars, heure locale, un responsable du Groupe des Sept (G7) a déclaré que les ministres des Finances des pays du G7 s’étaient essentiellement mis d’accord lors de leur réunion : ne pas libérer pour le moment les réserves stratégiques de pétrole.

Les ministres des Finances du G7 ont tenu plus tôt lundi une conférence téléphonique pour discuter de la manière de faire face à la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

Le G7 comprend : les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France.

Dans leur déclaration, ils ont indiqué qu’ils étaient prêts à prendre « les mesures nécessaires » pour soutenir l’approvisionnement mondial en énergie, y compris la libération des stocks de pétrole, mais aucune décision n’a encore été prise.

Un responsable ayant connaissance des discussions des ministres des Finances du G7 a déclaré : « Tout le monde est d’accord sur ce point. Il ne s’agit pas d’une opposition, mais du moment opportun. Il faut encore analyser la situation. »

Ce responsable a également révélé que le ministre de l’Énergie du G7 tiendrait une conférence téléphonique mardi sur le même sujet, et que les dirigeants du G7 en discuteront également plus tard cette semaine.

« Je pense que la décision finale sera prise par les dirigeants de chaque pays », a-t-il ajouté.

Les réserves stratégiques de pétrole sont généralement coordonnées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Son directeur, Fatih Birol, a déclaré que la situation dans le détroit d’Hormuz représentait « un risque majeur et croissant » pour le marché pétrolier.

Historiquement, la libération coordonnée des réserves stratégiques n’a eu lieu que cinq fois, dont deux durant la guerre russo-ukrainienne. Avant cela, des réserves avaient été utilisées lors de la coupure d’approvisionnement en Libye, de l’ouragan Katrina et de la première guerre du Golfe.

Ce lundi matin, le prix du pétrole Brent a brièvement augmenté de 30 %, atteignant 119,50 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis 2022. La cause en est l’escalade de la guerre en Iran, qui a suscité des inquiétudes sur la production et le transport mondiaux de pétrole.

Depuis le début du conflit iranien, la principale préoccupation des marchés financiers est : jusqu’où les prix du pétrole vont-ils monter, et combien de temps cela va-t-il durer ?

Si les prix du pétrole restent élevés sur le long terme, les ménages déjà confrontés à une forte inflation seront encore plus lourdement affectés. Par ailleurs, les coûts des entreprises augmenteront également, notamment pour le carburant, le transport de marchandises et l’énergie des centres de données.

Cela pourrait conduire à la pire situation pour l’économie mondiale : une stagflation, c’est-à-dire une stagnation économique accompagnée d’une inflation persistante.

Plus tard dimanche soir, le président américain Donald Trump a tenté d’apaiser ces inquiétudes, en affirmant que les prix élevés du pétrole actuels ne sont que temporaires et qu’il vaut la peine de payer ce prix.

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