Pourquoi les investisseurs doivent comprendre le ROI ?
Le taux de rendement sur investissement (Return on Investment, abrégé ROI) est l’indicateur clé pour mesurer l’efficacité d’un investissement. Qu’il s’agisse d’actions, de cryptomonnaies, de devises ou d’or, aucun décision d’investissement ne peut faire abstraction de ce chiffre. Le ROI consiste essentiellement à comparer les gains d’un investissement aux fonds engagés, exprimé en pourcentage, et est largement utilisé dans la planification financière personnelle et l’évaluation de la rentabilité des entreprises.
De nombreux investisseurs commettent l’erreur suivante : en voyant un ROI élevé, ils se lancent impulsivement, en ignorant le coût du temps, le coefficient de risque et les coûts cachés. Apprendre à comprendre et à utiliser correctement le ROI permet de faire des choix d’investissement plus rationnels.
Cette formule paraît simple, mais dans la pratique, il est crucial d’identifier précisément chaque composante de « revenus totaux » et de « coûts totaux ».
Prenons l’exemple d’un investissement en actions : supposons que vous achetiez 1000 actions à 10 dollars chacune, puis que vous les vendiez un an plus tard à 12,5 dollars, tout en recevant 500 dollars de dividendes, avec des frais de transaction de 125 dollars. Alors :
Mais attention : le ROAS (Return on Ad Spend), couramment utilisé dans la publicité, diffère du ROI. Le ROAS ne calcule que le revenu généré par la publicité par rapport à son coût, sans prendre en compte d’autres coûts. Dans cet exemple, ROAS = 3 000 / 500 = 600%.
Comparaison du ROI au niveau de l’entreprise
Pour évaluer l’efficacité globale d’une entreprise, le ROI est souvent utilisé conjointement avec le ROA (Return on Assets, rendement des actifs) et le ROE (Return on Equity, rendement des capitaux propres) :
Indicateur
Formule
Objet de mesure
ROI
Résultat net / Investissement total
Rentabilité d’un projet spécifique
ROA
Résultat net / Actifs totaux
Efficacité de l’utilisation de tous les actifs
ROE
Résultat net / Capitaux propres
Rendement pour les actionnaires
Supposons qu’une entreprise investisse 100 000 euros dans un projet, et après 6 mois, elle en retire 200 000 euros, le ROI du projet atteint 100%. Mais si le bénéfice net annuel de l’ensemble de l’entreprise est de 1,5 million d’euros, avec des actifs totaux de 1 million d’euros et des capitaux propres de 500 000 euros, alors ROA = 150%, ROE = 300%. Ces trois indicateurs, combinés, permettent une évaluation complète de la performance.
La dimension temporelle du calcul du ROI
La véritable signification du taux de rendement annuel
Un piège souvent ignoré est que le ROI de différentes périodes d’investissement ne peut pas être comparé directement. La formule du rendement annuel : ROI annuel = [(Taux de rendement total + 1)^(1 / Années d’investissement) - 1] × 100%
Exemples de comparaison :
Investissement A : rendement total de 100 % sur 2 ans
Investissement B : rendement total de 200 % sur 4 ans
À première vue, B semble plus rentable, mais en comparant leur rendement annuel :
A : [1 + 1(^)1/2( - 1] × 100% ≈ 41,4%
B : [2 + 1)^(1/4) - 1] × 100% ≈ 31,6%
Le rendement annuel d’A est supérieur, ce qui montre qu’il ne faut pas se fier uniquement au rendement total pour juger de la performance.
Les différentes classes d’actifs selon leur ROI
Selon l’historique du marché, la hiérarchie approximative des ROI par classe d’actifs est :
Mais cette hiérarchie est généralement corrélée au niveau de risque. Un ROI élevé indique une forte volatilité, ce qui exige que l’investisseur supporte une charge psychologique et un risque financier plus importants. Par exemple, en 2019, le prix international de l’or a augmenté de 18,4 %, atteignant un sommet de 8 ans, tandis que certains actions ont connu des hausses supérieures à 30 %, mais avec des fluctuations plus abruptes.
( Pratique d’investissement à ROI élevé : comparaison
Contrats CFD (Contracts for Difference) : avec un levier de 20 %, 10 000 dollars contrôlent une position de 50 000 dollars. Si cette transaction rapporte 500 dollars, le ROI est de 25 %. Mais le levier amplifie aussi le risque de perte.
Trading sur marge en devises : le plus grand marché financier mondial, avec des profits et pertes bidirectionnels, 24h/24, avec parfois un rendement annuel supérieur à 30 %. Cependant, la rapidité des changements internationaux exige une grande expérience, avec des ordres stop-loss et take-profit pour se protéger.
Investissement en or : forte capacité de conservation de la valeur, outil de couverture lors de turbulences financières. Sur le long terme, il a un potentiel d’appréciation, mais la volatilité à court terme est modérée, avec un ROI généralement inférieur à celui des actions.
Marché boursier : le rendement annuel moyen historique des actions américaines dépasse 12 %, avec une faible valorisation, des dividendes élevés et des politiques de redistribution, ce qui en fait une option relativement stable à ROI élevé.
Quatre pièges lors de l’application du ROI
) 1. La négligence du coût du temps
Un ROI annuel de 25 % semble supérieur à 15 %, mais si le premier nécessite 5 ans pour se réaliser, alors que le second ne prend qu’un an, la croissance composée est totalement différente. Lors de la comparaison d’investissements, il faut uniformiser la dimension temporelle, et le ROI annuel est plus pertinent.
2. La sous-estimation du risque
Un ROI élevé s’accompagne souvent d’une forte volatilité. Par exemple, un investissement A avec un ROI supérieur à B peut voir son prix chuter de 30 % la première année avant de rebondir. Beaucoup d’investisseurs ne supportent pas cette fluctuation psychologique et sont contraints de vendre à perte. Il faut donc considérer aussi la volatilité, le percentile du PE, et d’autres indicateurs de risque pour équilibrer.
3. Les coûts cachés qui gonflent artificiellement le ROI
Dans l’immobilier, si l’on ne regarde que la plus-value après achat, on oublie les intérêts hypothécaires, taxes foncières, assurances, frais d’entretien, ce qui gonfle artificiellement le ROI. De même, dans le trading d’actions, les taxes, frais de gestion, frais de plateforme rongent le bénéfice net.
4. La négligence des gains intangibles
Le ROI traditionnel ne prend en compte que le retour financier, en ignorant les bénéfices sociaux, environnementaux, et autres actifs immatériels. Pour cela, des indicateurs composites comme le « taux de rendement social » ont été développés, mais ils ne sont pas encore largement adoptés dans la prise de décision classique.
Stratégies pratiques pour optimiser le ROI
Augmenter les revenus ou réduire les coûts ?
D’après la formule, l’essence de l’amélioration du ROI consiste à augmenter le numérateur (bénéfice net) ou à réduire le dénominateur (coûts engagés).
En investissement en actions, on peut choisir des actions à dividendes élevés pour augmenter le rendement, tout en sélectionnant des courtiers à faibles frais ou en réduisant la fréquence des transactions pour diminuer les coûts. Mais ces optimisations ont souvent un effet marginal décroissant.
La sélection directe d’actifs à ROI élevé, la voie royale
Plutôt que d’ajuster marginalement la structure des coûts, il est plus efficace d’allouer directement des actifs à ROI élevé. Mais cela suppose une évaluation rigoureuse du risque. Une pratique courante consiste à : si la volatilité des cryptomonnaies est 2-3 fois celle des actions, ajuster la proportion dans le portefeuille — réduire la part des cryptos, augmenter celle des actions — pour améliorer le ROI global tout en maintenant un risque similaire.
Une autre dimension consiste à filtrer par valorisation : un indice avec un percentile PE de 50 % présente un risque inférieur à un indice avec un percentile PE de 70 %, tout en offrant un potentiel de rendement supérieur — c’est la logique de l’investissement « faible valorisation, ROI élevé ».
Dernier rappel
Bien que le ROI soit un indicateur très utilisé, il ne doit pas être l’unique critère de décision. Un cadre d’investissement complet doit aussi intégrer l’évaluation du risque, la durée, la taille du capital, la tolérance personnelle au risque, etc. Se focaliser uniquement sur un ROI élevé en ignorant ces autres dimensions peut conduire à des résultats contraires aux attentes. La clé d’un investissement rationnel est de comprendre en profondeur le ROI et de l’intégrer dans une stratégie équilibrée adaptée à sa situation.
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Guide complet du ROI : du calcul à la prise de décision en pratique
Pourquoi les investisseurs doivent comprendre le ROI ?
Le taux de rendement sur investissement (Return on Investment, abrégé ROI) est l’indicateur clé pour mesurer l’efficacité d’un investissement. Qu’il s’agisse d’actions, de cryptomonnaies, de devises ou d’or, aucun décision d’investissement ne peut faire abstraction de ce chiffre. Le ROI consiste essentiellement à comparer les gains d’un investissement aux fonds engagés, exprimé en pourcentage, et est largement utilisé dans la planification financière personnelle et l’évaluation de la rentabilité des entreprises.
De nombreux investisseurs commettent l’erreur suivante : en voyant un ROI élevé, ils se lancent impulsivement, en ignorant le coût du temps, le coefficient de risque et les coûts cachés. Apprendre à comprendre et à utiliser correctement le ROI permet de faire des choix d’investissement plus rationnels.
La logique centrale du calcul du ROI
Décomposition de la formule de base
ROI = ((Revenus totaux - Coûts totaux)) / Fonds investis × 100%
Cette formule paraît simple, mais dans la pratique, il est crucial d’identifier précisément chaque composante de « revenus totaux » et de « coûts totaux ».
Prenons l’exemple d’un investissement en actions : supposons que vous achetiez 1000 actions à 10 dollars chacune, puis que vous les vendiez un an plus tard à 12,5 dollars, tout en recevant 500 dollars de dividendes, avec des frais de transaction de 125 dollars. Alors :
L’essentiel est de ne pas omettre aucun coût, sinon le ROI calculé sera surévalué.
Application multidimensionnelle du ROI en pratique
ROI dans la publicité e-commerce
Pour les professionnels du commerce en ligne, la méthode de calcul du ROI diffère légèrement :
ROI = (Chiffre d’affaires - Coût des produits - Dépenses publicitaires) / (Coût des produits + Dépenses publicitaires) × 100%
Exemple : coût du produit 100 dollars, prix de vente 300 dollars, avec une dépense publicitaire de 500 dollars pour vendre 10 unités.
Mais attention : le ROAS (Return on Ad Spend), couramment utilisé dans la publicité, diffère du ROI. Le ROAS ne calcule que le revenu généré par la publicité par rapport à son coût, sans prendre en compte d’autres coûts. Dans cet exemple, ROAS = 3 000 / 500 = 600%.
Comparaison du ROI au niveau de l’entreprise
Pour évaluer l’efficacité globale d’une entreprise, le ROI est souvent utilisé conjointement avec le ROA (Return on Assets, rendement des actifs) et le ROE (Return on Equity, rendement des capitaux propres) :
Supposons qu’une entreprise investisse 100 000 euros dans un projet, et après 6 mois, elle en retire 200 000 euros, le ROI du projet atteint 100%. Mais si le bénéfice net annuel de l’ensemble de l’entreprise est de 1,5 million d’euros, avec des actifs totaux de 1 million d’euros et des capitaux propres de 500 000 euros, alors ROA = 150%, ROE = 300%. Ces trois indicateurs, combinés, permettent une évaluation complète de la performance.
La dimension temporelle du calcul du ROI
La véritable signification du taux de rendement annuel
Un piège souvent ignoré est que le ROI de différentes périodes d’investissement ne peut pas être comparé directement. La formule du rendement annuel : ROI annuel = [(Taux de rendement total + 1)^(1 / Années d’investissement) - 1] × 100%
Exemples de comparaison :
À première vue, B semble plus rentable, mais en comparant leur rendement annuel :
Le rendement annuel d’A est supérieur, ce qui montre qu’il ne faut pas se fier uniquement au rendement total pour juger de la performance.
Les différentes classes d’actifs selon leur ROI
Selon l’historique du marché, la hiérarchie approximative des ROI par classe d’actifs est :
Cryptomonnaies & devises > Actions > Indices & Fonds > Obligations
Mais cette hiérarchie est généralement corrélée au niveau de risque. Un ROI élevé indique une forte volatilité, ce qui exige que l’investisseur supporte une charge psychologique et un risque financier plus importants. Par exemple, en 2019, le prix international de l’or a augmenté de 18,4 %, atteignant un sommet de 8 ans, tandis que certains actions ont connu des hausses supérieures à 30 %, mais avec des fluctuations plus abruptes.
( Pratique d’investissement à ROI élevé : comparaison
Contrats CFD (Contracts for Difference) : avec un levier de 20 %, 10 000 dollars contrôlent une position de 50 000 dollars. Si cette transaction rapporte 500 dollars, le ROI est de 25 %. Mais le levier amplifie aussi le risque de perte.
Trading sur marge en devises : le plus grand marché financier mondial, avec des profits et pertes bidirectionnels, 24h/24, avec parfois un rendement annuel supérieur à 30 %. Cependant, la rapidité des changements internationaux exige une grande expérience, avec des ordres stop-loss et take-profit pour se protéger.
Investissement en or : forte capacité de conservation de la valeur, outil de couverture lors de turbulences financières. Sur le long terme, il a un potentiel d’appréciation, mais la volatilité à court terme est modérée, avec un ROI généralement inférieur à celui des actions.
Marché boursier : le rendement annuel moyen historique des actions américaines dépasse 12 %, avec une faible valorisation, des dividendes élevés et des politiques de redistribution, ce qui en fait une option relativement stable à ROI élevé.
Quatre pièges lors de l’application du ROI
) 1. La négligence du coût du temps
Un ROI annuel de 25 % semble supérieur à 15 %, mais si le premier nécessite 5 ans pour se réaliser, alors que le second ne prend qu’un an, la croissance composée est totalement différente. Lors de la comparaison d’investissements, il faut uniformiser la dimension temporelle, et le ROI annuel est plus pertinent.
2. La sous-estimation du risque
Un ROI élevé s’accompagne souvent d’une forte volatilité. Par exemple, un investissement A avec un ROI supérieur à B peut voir son prix chuter de 30 % la première année avant de rebondir. Beaucoup d’investisseurs ne supportent pas cette fluctuation psychologique et sont contraints de vendre à perte. Il faut donc considérer aussi la volatilité, le percentile du PE, et d’autres indicateurs de risque pour équilibrer.
3. Les coûts cachés qui gonflent artificiellement le ROI
Dans l’immobilier, si l’on ne regarde que la plus-value après achat, on oublie les intérêts hypothécaires, taxes foncières, assurances, frais d’entretien, ce qui gonfle artificiellement le ROI. De même, dans le trading d’actions, les taxes, frais de gestion, frais de plateforme rongent le bénéfice net.
4. La négligence des gains intangibles
Le ROI traditionnel ne prend en compte que le retour financier, en ignorant les bénéfices sociaux, environnementaux, et autres actifs immatériels. Pour cela, des indicateurs composites comme le « taux de rendement social » ont été développés, mais ils ne sont pas encore largement adoptés dans la prise de décision classique.
Stratégies pratiques pour optimiser le ROI
Augmenter les revenus ou réduire les coûts ?
D’après la formule, l’essence de l’amélioration du ROI consiste à augmenter le numérateur (bénéfice net) ou à réduire le dénominateur (coûts engagés).
En investissement en actions, on peut choisir des actions à dividendes élevés pour augmenter le rendement, tout en sélectionnant des courtiers à faibles frais ou en réduisant la fréquence des transactions pour diminuer les coûts. Mais ces optimisations ont souvent un effet marginal décroissant.
La sélection directe d’actifs à ROI élevé, la voie royale
Plutôt que d’ajuster marginalement la structure des coûts, il est plus efficace d’allouer directement des actifs à ROI élevé. Mais cela suppose une évaluation rigoureuse du risque. Une pratique courante consiste à : si la volatilité des cryptomonnaies est 2-3 fois celle des actions, ajuster la proportion dans le portefeuille — réduire la part des cryptos, augmenter celle des actions — pour améliorer le ROI global tout en maintenant un risque similaire.
Une autre dimension consiste à filtrer par valorisation : un indice avec un percentile PE de 50 % présente un risque inférieur à un indice avec un percentile PE de 70 %, tout en offrant un potentiel de rendement supérieur — c’est la logique de l’investissement « faible valorisation, ROI élevé ».
Dernier rappel
Bien que le ROI soit un indicateur très utilisé, il ne doit pas être l’unique critère de décision. Un cadre d’investissement complet doit aussi intégrer l’évaluation du risque, la durée, la taille du capital, la tolérance personnelle au risque, etc. Se focaliser uniquement sur un ROI élevé en ignorant ces autres dimensions peut conduire à des résultats contraires aux attentes. La clé d’un investissement rationnel est de comprendre en profondeur le ROI et de l’intégrer dans une stratégie équilibrée adaptée à sa situation.