Le président américain Donald Trump a mis en garde contre une “tarification” des 8 principaux pays européens en réponse à l’achat par les États-Unis du territoire autonome danois “Groenland”. Le président Trump a annoncé qu’avant la conclusion d’un accord pour l’achat réussi du Groenland par les États-Unis, des droits de douane élevés seraient appliqués aux pays concernés, ce qui devrait provoquer des remous.
Selon les annonces faites pendant le week-end, les États-Unis prévoient d’imposer à partir du 1er février une taxe de 10 % sur les produits importés du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande. Le président Trump a notamment menacé que si un accord n’était pas conclu avant le 1er juin, le taux de la taxe serait porté à 25 %.
◇ Impact sur 270 milliards d’euros d’exportations européennes… l’économie allemande “en danger”
Selon une analyse de Goldman Sachs, si cette mesure tarifaire est mise en œuvre, environ la moitié des exportations de l’Union européenne vers les États-Unis, soit 270 milliards d’euros par an (environ 400 trillions de wons sud-coréens), seront affectées.
L’équipe économique de Goldman Sachs prévoit : “Si une taxe de 10 % devient réalité, en raison de la réduction du commerce, le produit intérieur brut (PIB) réel des pays européens concernés pourrait diminuer de 0,1 à 0,2 %.”
Au niveau national, l’Allemagne subirait le plus gros choc. Si la taxe est appliquée sous forme de réciprocité, le PIB allemand pourrait diminuer de 0,2 % ; si une taxe uniforme est appliquée à tous les produits, la baisse maximale du PIB pourrait atteindre 0,3 %. Le PIB de la zone euro dans son ensemble et celui du Royaume-Uni devraient diminuer d’environ 0,1 %.
Si, comme le prévient le président Trump, la taxe est augmentée à 25 % en juin, la perte de PIB pourrait s’étendre à 0,25-0,5 %. Cela représente une nouvelle secousse supplémentaire par rapport à la baisse de 0,4 % du PIB causée par l’augmentation des droits de douane aux États-Unis l’année dernière.
◇ Impact sur l’inflation faible… mais la pression pour une baisse des taux pourrait augmenter
Les analyses estiment que l’impact sur l’inflation sera limité. Il est prévu que la réduction de la demande compensera la pression à la hausse des prix.
Goldman Sachs prévoit : “En appliquant la règle de référence de la politique monétaire de la banque centrale, la ‘règle de Taylor’, en raison du ralentissement de la croissance et de la faible pression inflationniste, le taux d’intérêt politique pourrait même légèrement diminuer.”
◇ Scénarios de représailles en trois phases de l’UE… la rumeur d’une “vente d’actifs américains” circule également discrètement
L’attitude de l’Europe face à cette situation est également très surveillée. Goldman Sachs a prévu trois mesures de représailles possibles de l’Union européenne.
Retarder l’accord commercial : c’est-à-dire suspendre la mise en œuvre de l’accord commercial UE-États-Unis conclu l’année dernière. En raison de la nécessité d’une approbation du Parlement européen, c’est la carte la plus facile à jouer.
Tarifs réciproques : c’est-à-dire imposer des droits de douane de représailles sur l’acier, l’aluminium, les produits agricoles (soja, jus d’orange), les motos américains, etc. La liste de droits de douane de 93 milliards d’euros, comprenant des avions et des voitures, pourrait être réactivée.
Déclencher l’outil anti-coercition : il est possible de lancer un “outil anti-coercition” conçu pour répondre aux menaces économiques. Cela inclut non seulement des droits de douane, mais aussi des restrictions d’investissement sur les actifs américains, la taxation des services numériques, et d’autres barrières non tarifaires.
La Deutsche Bank a averti d’un scénario plus extrême : “L’Europe pourrait, dans un but dissuasif, vendre (liquider) une partie de ses actifs américains, qui atteignent des niveaux record.”
D’autre part, le Royaume-Uni semble privilégier une résolution diplomatique plutôt que la rétorsion. Nandy, le ministre de la Culture britannique, a souligné lors d’une interview ses contacts diplomatiques avec le président Trump, laissant entendre qu’il adopterait une attitude prudente, semblable à celle de l’année dernière lors des négociations commerciales.