Membre du Conseil de la BCE, Nagel : L'inflation énergétique s'aggrave, la poursuite de la hausse des taux en juillet ne devrait pas être exclue

Banque centrale européenne (BCE) Membre du Conseil Nagel s'exprime le 12 juin : Les effets secondaires du prix de l'énergie sur d'autres prix deviennent de plus en plus importants, la BCE a toutes les options ouvertes pour une nouvelle hausse des taux en juillet.
(Précédent : La BCE relance la hausse des taux ! Première augmentation de 1 point de base en près de trois ans, le conflit au Moyen-Orient ravive l'inflation)
(Contexte supplémentaire : L'IPC américain de mai s'envole à 4,2 % ! La flambée de l'énergie devient le principal moteur de l'inflation, la probabilité d'une hausse en décembre atteint 42,5 %)

Table des matières

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  • Derrière la hausse des taux : l'« effet secondaire » des prix de l'énergie
  • La hausse de 25 points de base vient juste de se produire
  • Comparaison avec la situation à Taïwan
  • Comment le marché évalue-t-il ?

La Banque centrale européenne (BCE) et son membre du Conseil Nagel ont exprimé le 12 juin : La hausse des prix de l'énergie a un impact indirect de plus en plus important sur d'autres prix, la BCE est prête à relever à nouveau ses taux en juillet si nécessaire.

Lors d'une interview à Handelsblatt à Berlin, Nagel a déclaré : « Nous avons toutes les options réservées pour juillet, et si besoin, nous sommes prêts à réagir à tout moment. »

Derrière la hausse des taux : l'« effet secondaire » des prix de l'énergie

Ce que Nagel a souligné cette fois, ce n'est pas le prix de l'énergie lui-même, mais l'« effet de second tour » (second-round effects) de la hausse des coûts énergétiques. En termes simples, la hausse des prix du pétrole augmente les coûts de transport, et cette augmentation pousse à la hausse les prix des biens de détail et des services, ce qui diffuse l'inflation de l'énergie à l'ensemble de l'économie.

Les données confirment cette analyse : en mai, l'inflation globale de la zone euro a atteint 3,2 %, avec une hausse annuelle des prix de l'énergie de 10,9 %. Plus important encore, l'inflation sous-jacente, excluant aliments et énergie, a également augmenté à 2,5 %, ce qui indique que la pression inflationniste s'est infiltrée dans les salaires et les coûts des services.

L'économiste de Goldman Sachs pour l'Europe, Sven Jari Stehn, a indiqué dans un rapport fin mai que, depuis la réunion de mars, l'indice des prix de l'énergie (moyenne du pétrole et du gaz) a augmenté d'environ 12 %. « La prévision de l'inflation sous-jacente est encore plus intéressante, surtout pour 2027, car elle nous indique à quel point la confiance de la BCE dans la persistance de l'effet secondaire est forte. »

La veille, une hausse de 25 points de base vient juste de se produire

Cette déclaration de Nagel intervient moins de 24 heures après la décision de la BCE d'augmenter ses taux le 11 juin. C'est la première hausse depuis 2023 — le taux de la facilité de dépôt est passé de 2,00 % à 2,25 %, et les taux de refinancement principal et de prêt marginal ont été relevés respectivement à 2,40 % et 2,65 %.

Cette hausse était conforme aux attentes du marché, mais les déclarations de Nagel ont renforcé le signal hawkish pour la décision de juillet. Selon un rapport de Reuters du 11 juin, plusieurs membres du Conseil de la BCE ont déjà verrouillé juillet comme une possible date pour une nouvelle hausse, bien que certains préfèrent attendre et observer en juillet.

Comparaison avec la situation à Taïwan

La situation inflationniste à Taïwan présente des similitudes avec celle de la zone euro : selon les données de mai du Bureau national des statistiques, l'IPC annuel de Taïwan est également resté supérieur à 2 % pendant plusieurs mois, avec l'énergie comme principal moteur. Cependant, le gouverneur de la Banque centrale de Taïwan, Yang Chin-long, a indiqué que l'inflation devrait « se modérer doucement » dans la seconde moitié de l'année, suggérant qu'il n'est pas nécessaire de modifier les taux pour le moment.

Si la BCE continue de relever ses taux en juillet, tandis que Taïwan maintient sa politique inchangée, l'écart de taux de change entre le dollar taïwanais et l'euro se réduira davantage, ce qui pourrait influencer les flux de capitaux étrangers vers le marché taïwanais. Les investisseurs doivent surveiller la réunion du 17 juillet de la BCE et les signaux de Lagarde lors de la conférence de presse.

Comment le marché évalue-t-il ?

  • Selon la Bourse de Londres, le marché anticipe trois hausses de taux de la BCE d'ici la fin de l'année
  • UBS estime qu'il existe un risque haussier pour la prévision de deux hausses cette année — une hausse potentielle de trois fois
  • Deutsche Bank reste relativement prudent, prévoyant que la BCE maintiendra un chemin de taux stable, conforme aux prix du marché

Les déclarations hawkish de Nagel soutiennent la prévision d'au moins 1 à 2 hausses supplémentaires d'ici la fin de l'année. Si les prix de l'énergie continuent d'augmenter en juillet, la BCE n'exclut pas une deuxième hausse consécutive en un mois.

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