Grèce envisage une législation sur une taxe de 15 % sur les cryptomonnaies : exemption pour l'extraction personnelle inférieure à 500 euros

Le gouvernement grec est en train de rédiger une législation visant à imposer une taxe sur les gains en capital issus des investissements en cryptomonnaies de 15 %, avec un seuil d'exonération de 500 euros, et une exemption pour les activités de minage personnel. La proposition devrait être soumise au parlement dans les prochains mois, faisant de la Grèce l’un des premiers pays européens à établir un cadre fiscal complet pour la cryptomonnaie.
(Précédent : La dernière directive fiscale européenne sur la cryptographie, la « DAC8 », entrera en vigueur le 1er janvier, renforçant la lutte contre l’évasion fiscale selon le cadre de déclaration des actifs numériques de l’OCDE)
(Contexte supplémentaire : En Israël, seulement 58 personnes ont déclaré volontairement leurs impôts sur les cryptomonnaies ! L’administration fiscale « déçue » : elle estimait récolter 1 milliard de dollars en taxes)

Table des matières de cet article

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  • Seuils et exemptions : exonération en dessous de 500 euros, pas de taxation pour le minage personnel
  • La poussée de la DAC8 de l’UE : le cadre de déclaration est en vigueur depuis le 1er janvier
  • La vague mondiale de taxation des cryptomonnaies : du projet américain aux difficultés d’application en Israël

Le gouvernement grec franchit officiellement la première étape de la législation sur la taxation des cryptomonnaies : un haut responsable gouvernemental a indiqué que le gouvernement préparait un projet de loi visant à imposer une taxe sur les gains en capital issus des investissements en cryptomonnaies de 15 %, qui sera soumis au parlement dans les mois à venir.

Seuils et exemptions : exonération en dessous de 500 euros, pas de taxation pour le minage personnel

Le projet comporte deux exemptions clés. Premièrement, les gains personnels en cryptomonnaies jusqu’à 500 euros (environ 18 000 NTD) seront exonérés d’impôt, afin de protéger les petits investisseurs contre les coûts administratifs.

Deuxièmement, les activités de minage de cryptomonnaies par des particuliers ne seront pas soumises à l’impôt ; mais si l’activité est menée par une société enregistrée, elle devra déclarer et payer des taxes conformément à la réglementation, afin d’éviter que des entreprises ne dissimulent leurs revenus sous le nom de particuliers.

Le taux global est fixé à 15 %, ce qui le place dans la moyenne en Europe, inférieur aux 30 % de la France, supérieur aux 8 % de Chypre, et proche du taux appliqué en Allemagne pour les détentions à court terme d’actifs cryptographiques.

La poussée de la DAC8 de l’UE : le cadre de déclaration est en vigueur depuis le 1er janvier

Cette initiative grecque n’est pas isolée. La « DAC8 » de l’Union européenne est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, exigeant que tous les États membres mettent en place un mécanisme d’échange d’informations basé sur le cadre de déclaration des actifs numériques de l’OCDE (CARF). Les plateformes d’échange de cryptomonnaies doivent signaler aux autorités fiscales les détentions et transactions de leurs utilisateurs.

La DAC8 fournit une incitation obligatoire pour que chaque pays renforce ses infrastructures fiscales, et la Grèce, en rédigeant une loi sur la taxe sur les gains en capital, agit dans ce contexte réglementaire.

La vague mondiale de taxation des cryptomonnaies : du projet américain aux difficultés d’application en Israël

La législation fiscale sur les cryptomonnaies s’accélère à l’échelle mondiale. Le 5 juin, la Chambre des représentants des États-Unis a publié sept projets de loi relatifs à la fiscalité des actifs numériques, abordant des questions controversées telles que la reconnaissance des revenus de minage et le moment de la taxation des récompenses de staking, illustrant la volonté des législateurs de combler les lacunes du cadre fiscal actuel.

Cependant, la mise en œuvre pose aussi des défis. En Israël, le 4 juin, il a été rapporté que seulement 58 personnes ont déclaré volontairement leurs actifs numériques, soulignant qu’en l’absence de mécanismes obligatoires de déclaration et d’outils de contrôle efficaces, même un taux d’imposition bien conçu ne suffit pas à générer des recettes réelles.

Si la Grèce peut associer à la DAC8 une obligation de déclaration par les plateformes d’échange, elle pourrait théoriquement obtenir une chaîne d’informations fiscales plus complète qu’en Israël. Cependant, la réussite du projet dépendra de l’adoption parlementaire et de la capacité à renforcer les contrôles.

Les responsables n’ont pas précisé le calendrier législatif exact, se contentant de dire que le projet sera soumis « dans les prochains mois ». Avec l’état actuel du processus, la Grèce pourrait adopter la loi d’ici la fin 2026, devenant ainsi l’un des premiers membres de l’UE à mettre en place un cadre fiscal complet pour la cryptomonnaie.

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