Trump encore TACO : il a fallu seulement deux heures pour passer d'une opposition ferme à une libération massive !

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Alors que le monde entier surveille de près le “refus de navigation” des pétroliers dans le détroit d’Hormuz, Washington a joué une pièce qui a laissé ses alliés stupéfaits. En seulement deux heures, la politique énergétique américaine a effectué un virage à 180 degrés, passant d’une observation “trop tôt” à un acteur clé dans la plus grande libération de réserves de pétrole jamais réalisée dans le monde.

Cela cache-t-il une régulation précise et réfléchie ou une panique face aux conséquences de la guerre ?

  1. “Trop tôt” : la Maison-Blanche change brusquement de cap

● Le 11 mars au matin, lors de la réunion des ministres de l’énergie du G7, le secrétaire américain à l’énergie, Chris Wight, a réaffirmé la position claire de la Maison-Blanche : étant donné que le prix du pétrole est tombé en dessous de 90 dollars le baril, il est “trop tôt” pour envisager une intervention massive sur le marché. Cette déclaration correspond à la ligne habituelle du gouvernement Trump — sauf en cas de nécessité absolue, ils évitent d’utiliser leur précieuse réserve stratégique.

● Cependant, moins de deux heures après, tout a changé. Un représentant américain a soudainement modifié son discours, lançant une campagne de lobbying, voire de pression, pour que ses alliés mettent en œuvre une libération sans précédent de pétrole. Selon des sources, des responsables européens ont été “choqués” par cette volte-face, mais pour éviter de provoquer une turbulence encore plus grande sur le marché à un moment sensible, ils ont finalement suivi le rythme américain.

● Cette réunion de coordination précipitée a même brisé la règle habituelle de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), qui donne normalement 48 heures aux membres pour examiner la proposition. En seulement 32 heures, tous les membres ont rapidement convenu de libérer collectivement 400 millions de barils de réserves stratégiques. Ce chiffre dépasse de plus du double le record de 182 millions de barils libérés après la guerre russo-ukrainienne en 2022.

● Qu’est-ce qui a poussé Trump à changer d’avis en si peu de temps ? La réponse est claire : la douleur causée par la guerre.

  1. La “réaction en chaîne” de la guerre : le détroit d’Hormuz serre la gorge des États-Unis

● La cause immédiate de ce changement de politique est la contre-attaque économique provoquée par une action militaire apparemment ferme. Depuis la fin février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran, la situation s’est rapidement aggravée. En représailles, l’Iran contrôle désormais le passage par le détroit d’Hormuz, interdisant aux pétroliers américains, israéliens et alliés de le traverser.

● Ce passage étroit est une “gorge” vitale pour un cinquième du commerce mondial de pétrole. Si cette voie est bloquée, les conséquences dépassent largement les attentes du White House. Selon les données, depuis le début du conflit, les exportations de pétrole par ce détroit ont chuté à moins du quart de leur flux normal, avec une perte maximale de 15 millions de barils par jour.

● Sans pétrole, les prix à la pompe aux États-Unis ont explosé. Au 11 mars, le prix moyen du carburant ordinaire a atteint 3,578 dollars le gallon, un sommet en plus de 20 mois, en hausse de 20 % par rapport à fin février.

● Pour Trump, qui considère depuis toujours la baisse des prix du pétrole et la stabilité économique comme des piliers de sa gouvernance, ces chiffres dans les stations-service sont bien plus politiques que les gains ou pertes sur le champ de bataille. Un haut responsable de la Maison-Blanche a confié que c’est Trump lui-même, conseillé par ses proches, qui a compris qu’il fallait à tout prix contenir la volatilité des prix, et a donc ordonné personnellement cette “offensive” sur le marché de l’énergie.

  1. La “grosse mise” de 400 millions de barils : un pari risqué sur la crédibilité et les réserves

Ce plan de libération de 400 millions de barils ressemble à un pari risqué, voire désespéré.

● En tant que “patron” de l’AIE, les États-Unis ont pris en charge plus d’un milliard de barils, la plus grande part. Mais cela signifie que leur réserve stratégique va tomber en dessous de la moitié, atteignant son niveau le plus bas depuis au moins 2008. Cela va à l’encontre de la promesse de Trump lors de son investiture de “remplir à fond” la réserve, révélant une grave erreur de jugement du gouvernement face à l’impact sur le marché énergétique.

● Les autres membres ont suivi, mais avec des attitudes mitigées. Le Japon a annoncé libérer l’équivalent de 15 jours de consommation domestique et un mois de réserve nationale ; la Hollande a contribué avec environ 5,36 millions de barils, soit 20 % de ses réserves ; l’Allemagne et d’autres grandes nations européennes participent, tout en exprimant des doutes quant à l’efficacité d’une intervention massive dans un contexte de blocus du détroit.

● Ce qui est encore plus intriguant, c’est la réaction du marché. Selon la logique, une telle quantité de pétrole devrait faire baisser les prix. Mais la réalité a donné une gifle retentissante au White House : après l’annonce, les prix internationaux ont augmenté, avec une hausse de plus de 5 % en une journée, le pétrole américain revenant au-dessus de 88 dollars, et le Brent dépassant 93 dollars.

  1. Pourquoi le marché ne suit pas ? Parce que 400 millions de barils “ne suffisent pas”

● 400 millions de barils peuvent sembler énormes, mais en termes de temps, cela ne couvre qu’environ 20 jours de transit normal par le détroit d’Hormuz. Or, avec la réduction de production par les principaux pays producteurs et la saturation des capacités de stockage, la perte réelle quotidienne est très importante.

● Le directeur d’investissement de Bison Interests, une société spécialisée dans l’énergie, a indiqué que ces 10 derniers jours, la perte totale de l’offre mondiale pourrait atteindre environ 175 millions de barils. La réserve libérée par l’AIE “ne suffit que pour soutenir un peu plus de trois semaines de guerre”, ce qui est mieux que rien, mais ne peut pas combler un vide de plusieurs semaines ou plus dans la chaîne d’approvisionnement.

● Plus important encore, c’est la dimension psychologique. Michael Lynch, président d’une société d’études économiques et énergétiques, pense que l’utilisation des réserves stratégiques peut éviter la panique à court terme, mais envoie aussi un signal dangereux au marché : les autorités pensent que la rupture d’approvisionnement durera longtemps, sans meilleure solution en vue. Si la réserve s’épuise et que le conflit continue, les prix pourraient s’envoler encore plus.

● Par ailleurs, l’Iran adopte une position de plus en plus ferme. Son porte-parole militaire a déclaré que la “réponse symétrique” est terminée, et qu’il va maintenant lancer une “série de frappes”. Cela signifie que la guerre ne sera pas rapidement résolue, et que les pétroliers ne pourront pas rapidement revenir dans le détroit.

  1. Les inquiétudes de Trump et la réalité

● Ce retournement de politique en “deux heures” est en fait une réaction maladroite du gouvernement Trump face à l’économie de guerre.

● Auparavant, Trump se vantait de ne plus avoir de cibles “faciles” en Iran, laissant entendre que l’opération militaire touchait à sa fin. Mais la réalité est que la crise énergétique ne fait que commencer. Chaque centime supplémentaire de prix à la pompe augmente la colère populaire. Pour calmer l’opinion, Trump a été contraint de rompre ses promesses de campagne, et malgré des réserves presque épuisées, il a décidé de libérer un peu de pétrole.

● La réaction du marché est claire : face à une véritable crise d’approvisionnement, les réserves gouvernementales sont limitées, et l’instabilité du conflit est infinie. Si le blocus du détroit d’Hormuz dure plusieurs semaines, même l’AIE ne pourra empêcher le prix de dépasser 120 ou 150 dollars.

● Pour Trump, ce qui est plus inquiétant que la victoire ou la défaite sur le champ de bataille, ce sont ces chiffres qui s’allongent dans les stations-service, et le risque d’une récession économique ou d’un tsunami politique qui en découle. Ce virage à 180 degrés pourrait être une manœuvre habile ou une erreur de panique — seul le temps dira.

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