Le taux de suicide en Corée du Sud atteint son niveau le plus élevé en plus d'une décennie

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(MENAFN) Le taux de suicide en Corée du Sud a atteint son niveau le plus élevé en plus d’une décennie, alors même que le score global de satisfaction de vie du pays est resté stable, dessinant un tableau sombre de tensions sociales croissantes sous la surface de l’une des économies les plus avancées d’Asie, selon un rapport gouvernemental publié jeudi.

Le rapport annuel sur la qualité de vie, publié par le Ministère des Données et des Statistiques, indique que le score de satisfaction de vie nationale est resté à 6,4 sur 10 en 2024 — inchangé par rapport à 2023 — selon les médias. Mais derrière ce chiffre stable se cache un écart grandissant dû à l’inégalité économique.

Les ménages gagnant moins de 1 million de won (environ 682 dollars) par mois ont enregistré le score de satisfaction le plus bas, à 5,8, tandis que ceux percevant 3 millions de won ou plus par mois ont rapporté des scores compris entre 6,4 et 6,5 — presque équivalents à la moyenne nationale, soulignant à quel point le revenu influence fortement l’expérience vécue dans le pays.

Comparée à ses pairs, la Corée du Sud continue de ramer. Selon les données du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies, le rapport a placé la Corée du Sud à la 33e place sur 38 pays membres de l’OCDE, basé sur une moyenne sur trois ans de 2022 à 2024, avec un score de 6,04 — bien en dessous de la moyenne de l’OCDE de 6,5.

Les données sur la santé mentale sont encore plus alarmantes. Le taux de suicide du pays a augmenté pour atteindre 29,1 décès pour 100 000 habitants en 2024, en hausse de 1,8 par rapport à l’année précédente, marquant la deuxième année consécutive d’augmentation et le chiffre le plus élevé enregistré depuis 2011, lorsque le taux atteignait 31,7 pour 100 000 personnes.

Ces augmentations successives indiquent une trajectoire préoccupante pour une nation déjà confrontée à un déclin démographique, à une culture du travail sous haute pression et à un chômage des jeunes persistant — des forces que les chercheurs ont longtemps identifiées comme des moteurs clés de la détérioration de la santé mentale.

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