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Qu'est-ce que le blanchiment d'argent : guide complet des schémas et des méthodes
Qu’est-ce que le blanchiment d’argent ? C’est l’une des questions clés dans le domaine de la régulation financière et de la lutte contre la criminalité. Le blanchiment d’argent consiste en un ensemble d’actions visant à dissimuler l’origine de revenus illicites issus d’activités criminelles, afin de leur donner une apparence de légitimité. Comprendre ce qu’est le blanchiment d’argent est essentiel pour les institutions financières, les forces de l’ordre et la société dans son ensemble.
Définition : qu’est-ce que le blanchiment d’argent dans la pratique moderne
Les organismes de régulation internationaux, notamment le Comité de Bâle sur la supervision bancaire, donnent une définition claire de ce phénomène. Le blanchiment d’argent est le processus par lequel des criminels et leurs complices utilisent le système financier pour transférer des fonds entre comptes, en dissimulant soigneusement la véritable origine des fonds et la propriété.
Que signifie concrètement le blanchiment d’argent ? C’est une tentative des éléments criminels de réaliser l’une des cinq actions clés : ouvrir des comptes pour déposer des revenus illicites, aider à convertir des biens en liquidités ou en valeurs mobilières, faciliter le transfert de fonds entre établissements financiers, effectuer des transferts transfrontaliers ou masquer la véritable origine des revenus obtenus illicitement par d’autres moyens.
La portée de ce phénomène est double : d’une part, la criminalité organisée cache ses traces pour « profiter légalement » de ses revenus illicites ; d’autre part, le blanchiment d’argent permet aux groupes criminels d’infiltrer le secteur légal, en se cachant « derrière une façade légale » et en étendant l’ampleur de leurs activités illicites.
Schéma classique : trois étapes du blanchiment d’argent
Théoriquement, le blanchiment d’argent passe par trois étapes clairement définies, chacune ayant un objectif précis pour atteindre le résultat final.
Étape de placement — le début du processus
L’étape de placement, ou de dépôt, est la première phase du blanchiment. À ce stade, les revenus illicites issus d’activités criminelles sont soumis à une première transformation et intégrés dans le système financier. L’exemple le plus courant est celui des criminels recevant de grosses sommes en espèces issues du trafic de drogue. Comme ces fonds sont difficiles à stocker et attirent facilement l’attention, ils sont transformés par des dépôts en banque ou l’achat de valeurs mobilières. Ainsi, les revenus illicites deviennent plus gérables et dissimulés.
Les méthodes modernes de placement incluent l’utilisation de divers instruments financiers : opérations en caisse, transferts d’argent, cartes de crédit, voire banque en ligne. Le développement des marchés financiers numériques offre aux blanchisseurs de nouvelles possibilités pour dissimuler l’origine des fonds.
Étape de stratification — brouillage des traces
L’étape de stratification, aussi appelée « processus de séparation » ou « brassage », est une étape clé du blanchiment. Son objectif est, par des opérations financières complexes et des transferts de biens, de répartir et d’accumuler les revenus illicites, en modifiant radicalement leur apparence pour qu’ils paraissent détachés de leur source initiale.
À cette étape, les criminels utilisent activement les systèmes financiers modernes, créant des chaînes de transactions à plusieurs niveaux via banques, compagnies d’assurance, courtiers, marchés de métaux précieux, voire le secteur de la vente au détail. Ils ouvrent des comptes sous de faux noms, effectuent des opérations fictives, achètent et vendent des valeurs mobilières au porteur, et trompent délibérément les auditeurs tout en contournant les mécanismes de contrôle.
Le développement du blanchiment transfrontalier a encore complexifié ce processus. Les criminels exploitent des « paradis fiscaux » et des « havres fiscaux » — des juridictions à la réglementation faible et à la confidentialité renforcée — ce qui leur permet d’envelopper profondément la source, l’origine et la destination des fonds illicites, rendant leur détection difficile même pour les régulateurs expérimentés.
Étape d’intégration — retour dans l’économie
L’étape d’intégration, ou de « fusion » et « consolidation », constitue la phase finale du blanchiment. À ce stade, le bien ayant traversé la stratification et ayant peu de liens avec sa source illicite initiale est transformé en un actif apparemment totalement légitime. Les criminels transfèrent ces fonds à des institutions ou des personnes physiques légitimes, sans liens apparents avec l’organisation criminelle, et les introduisent dans une activité économique normale.
Si l’étape de stratification a réussi, les revenus illicites deviennent indiscernables des flux financiers ordinaires. Les criminels peuvent alors disposer librement de ces fonds, les utiliser dans leur « nouvelle vie propre », en transférant l’argent sur des comptes de sociétés ou de personnes légitimes, en simulant des transactions commerciales classiques, permettant ainsi à l’argent « blanchi » de circuler à nouveau dans le système financier en toute légalité apparente.
31 méthodes de blanchiment d’argent : des traditionnelles aux modernes
Les criminels ont élaboré plus de trente méthodes différentes de blanchiment, allant d’opérations physiques simples à des schémas financiers internationaux complexes.
Contrebande physique et placement initial
La contrebande d’argent liquide reste une méthode fondamentale. Dans les pays où la réglementation sur les opérations en espèces est peu stricte, les criminels importent simplement des revenus illicites et les déposent en banque. Cela pousse les États à limiter strictement le montant d’argent liquide pouvant être exporté.
La méthode du « découpage » consiste à diviser de grosses sommes en plusieurs petits dépôts, chacun inférieur au seuil nécessitant une déclaration obligatoire aux autorités financières. Cela évite de déclencher les systèmes d’alerte bancaires.
Utilisation de secteurs en espèces
Les blanchisseurs exploitent activement les secteurs où l’argent liquide est prédominant — casinos, établissements de divertissement, bars, clubs nocturnes, magasins de bijoux. Ils utilisent ces établissements comme couverture, déclarant comme revenus légitimes des gains issus d’opérations fictives.
Achat d’actifs de grande valeur
L’achat direct de biens immobiliers, voitures de luxe, antiquités, œuvres d’art, bijoux et valeurs mobilières est une méthode classique. Ces actifs sont ensuite revendus, et les fonds obtenus sont déposés en banque comme « revenus propres » issus de la vente.
Utilisation d’instruments financiers
Les valeurs mobilières, actions, obligations et contrats à terme offrent d’énormes possibilités en raison de l’ampleur et de la complexité du marché financier. Beaucoup de criminels achètent des polices d’assurance pour des montants importants, puis récupèrent les primes sous forme de remboursements légitimes, créant une apparence de revenus légaux.
Schémas offshore
Certaines juridictions permettent de créer des sociétés totalement anonymes ou offrent une confidentialité excessive sur les actifs personnels. Après l’entrée des fonds illicites dans ces régions, il devient presque impossible de retracer la véritable origine des fonds.
Faux commerce international
Des sociétés fictives sont créées pour réaliser des opérations commerciales à des prix démesurés. Par exemple, des criminels peuvent importer des marchandises à des prix gonflés ou exporter à des prix réduits, utilisant des manipulations de prix pour transférer de l’argent à travers les frontières sous couvert de paiements commerciaux.
Méthodes de fonctionnaires corrompus
Certains responsables accumulent d’abord des revenus issus de corruption, puis créent ou investissent dans des entreprises avec cet argent, donnant l’apparence d’une richesse « auto-générée ». D’autres utilisent des proches pour ouvrir des entreprises ou des restaurants, compliquant la traçabilité entre source de revenus et activité.
Transferts transfrontaliers
Les criminels utilisent des moyens non commerciaux — en envoyant des enfants à l’étranger et en transférant des « cotisations éducatives » en devises étrangères. Les méthodes commerciales incluent la surévaluation des importations et la sous-évaluation des exportations, avec des rétrocommissions via des partenaires étrangers. Une autre technique consiste à créer des sociétés écrans à l’étranger pour investir des revenus illicites sous couvert d’investissements étrangers.
Les banques clandestines jouent un rôle dans ces transferts transfrontaliers. Dans l’affaire célèbre « Yuanhua », 12 milliards de yuans ont été transférés via des banques clandestines dans le Jinjian et Shishi, puis envoyés à Hong Kong par des canaux bancaires internationaux.
Corruption des régulateurs financiers
Les trafiquants de drogue et autres groupes criminels corrompent des hauts responsables des autorités financières, demandant un assouplissement de la surveillance et l’autorisation de transferts transfrontaliers. En 2001, la Commission indépendante contre la corruption de Hong Kong a identifié le plus grand groupe de blanchiment d’argent de la ville, impliquant environ 50 milliards de dollars HK. Les criminels ont ouvert des comptes dans une filiale de banque à Tsim Sha Tsui, et en soudoyant des gestionnaires, ils ont transféré des fonds entre comptes, évitant ainsi les procédures standard de déclaration.
Utilisation du système financier et d’Internet
Les criminels ouvrent de nombreux comptes en banque avec de faux documents, utilisant la banque en ligne pour transférer des revenus illicites. Certains exploitent même des jeux en ligne pour « blanchir » l’argent via des gains dans des casinos virtuels.
Schémas d’investissement
Le blanchiment par des investissements dans la construction d’hôtels, la création d’entreprises, l’achat d’immobilier commercial ou résidentiel. Certains criminels créent des sociétés à l’étranger, donnant à leurs revenus illicites une apparence d’activité commerciale internationale.
Manipulations import-export
La surévaluation des importations et la sous-évaluation des exportations permettent de transférer de l’argent à travers les frontières sous couvert de paiements commerciaux ou d’en retirer de l’étranger. La falsification de documents commerciaux renforce l’effet de dissimulation.
Chèques de voyage
Contrairement à l’argent liquide, les chèques de voyage n’ont pas de limite de montant à la frontière. Les criminels achètent ces chèques et les remettent à des tiers pour les déposer sur des comptes étrangers, sans suivi direct par numéros de série.
Casinos et opérations de jeu
Dans les casinos, les criminels échangent de l’argent contre des jetons, puis les échangent contre des liquidités (souvent avec une commission d’environ 5%), prétendant avoir gagné en jeu. Cela évite la traçabilité directe par numéros de série.
Bijoux, antiquités et objets de collection
L’achat de bijoux coûteux, antiquités, timbres, instruments de musique historiques, puis leur revente sous couvert d’activité de collection. Des évaluations falsifiées sont utilisées pour gonfler les prix lors de la revente.
Fonds caritatifs
Les politiciens et entreprises créent des fonds, font des dons sous couvert de charité, puis « transfèrent de l’argent d’une main à l’autre », en évitant les impôts. Les fonds d’aide lors de catastrophes naturelles sont souvent utilisés pour collecter des fonds, qui sont ensuite détournés à des fins privées.
Comptes fictifs et micro-transferts
Des documents falsifiés servent à ouvrir des comptes dont les titulaires réels ignorent l’existence. La méthode des « fourmis transportant des briques » consiste en de nombreux petits dépôts répartis sur plusieurs jours pour accumuler une grosse somme sans déclencher d’alerte.
Spéculation immobilière
Des faux propriétaires achètent des biens immobiliers à 50-70 % du prix du marché, puis les revendent rapidement avec un bénéfice de 50-100 %, transformant des fonds illicites en revenus d’investissement apparents.
Faux crédits et effets de commerce
Le bénéficiaire de revenus illicites reçoit un effet ou un chèque à échéance, qui peut être présenté comme un crédit. Après que l’intérêt s’est tari, l’effet est transféré à un tiers ou déposé en banque pour remboursement.
Faux billets et pièces
Les faux billets ou pièces sont utilisés pour de nombreuses petites transactions ou échanges automatiques, légitimant ainsi l’argent contrefait en argent réel.
Certificats cadeaux
Les certificats cadeaux de grands magasins ont une forte liquidité. Les criminels les revendent à des entreprises pour payer des employés en bonus, blanchissant ainsi les certificats via des tiers innocents, puis récupèrent des liquidités.
Opérations de change clandestines
Les bijouteries clandestines effectuent des échanges de devises étrangères illégaux et émettent même des chèques étrangers au porteur, permettant aux clients de déposer ces chèques sur des comptes étrangers sans déclaration directe.
Distribution transfrontalière de fonds d’entreprise
Les banques, compagnies d’assurance et autres institutions financières transportent de gros volumes d’argent liquide à travers les frontières sous couvert d’opérations d’entreprise.
Opérations en cryptomonnaies
Dans le contexte actuel, les criminels utilisent de plus en plus les cryptomonnaies pour le blanchiment, profitant de leur caractère décentralisé et de leur faible traçabilité transfrontalière.