La course à la conquête des talents en intelligence artificielle dans la Silicon Valley s’intensifie. Au cœur de cette bataille, Mark Zuckerberg et Sam Altman se livrent une lutte acharnée pour attirer les meilleurs. Finalement, le fondateur de l’intelligent artificiel OpenClaw, qui faisait sensation, a choisi de rejoindre OpenAI, dans l’objectif de franchir la dernière barrière entre une IA « amusante » et une IA « utile ».
Le dimanche, le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a confirmé officiellement sur le réseau social X que Peter Steinberger, créateur de l’intelligent open source OpenClaw, allait intégrer l’entreprise.
Concernant la propriété du projet très suivi par le marché, les deux parties ont rassuré : OpenClaw ne sera pas privatisé, mais intégré dans une fondation indépendante pour continuer à être open source, avec le soutien d’OpenAI.
Altman : « Steinberger est un génie »
Altman a salué avec beaucoup d’éloges l’arrivée de Steinberger, et a directement dévoilé la stratégie produit d’OpenAI à venir.
« L’arrivée de Peter Steinberger chez OpenAI vise à accélérer le développement de la prochaine génération d’agents personnels (personal agents) », a-t-il écrit. « Nous anticipons que cela deviendra rapidement le cœur de notre offre produit. »
Cela marque un tournant stratégique pour OpenAI, qui déplace son focus des capacités d’un seul grand modèle vers des interactions d’agents plus complexes. Altman a expliqué la logique derrière cette évolution :
« Il (Steinberger) est un génie, avec des idées étonnantes sur la façon dont les intelligences futures, très intelligentes, pourront interagir pour faire des choses extrêmement utiles pour l’humanité. »
Il a souligné : « Le futur sera un monde d’agents extrêmement multi-voies, et soutenir l’open source dans ce contexte est très important pour nous. »
De « jouets de geeks » à « produits grand public » : même maman pourra l’utiliser
La mission principale de Steinberger après son arrivée chez OpenAI est très claire : améliorer la facilité d’utilisation de l’IA.
OpenClaw, qui pouvait auparavant contrôler son téléphone, nettoyer ses emails ou réserver un vol de façon autonome, a connu un vif succès sur GitHub, mais son utilisation restait encore complexe. Dans une déclaration, Steinberger a déclaré :
« Ma prochaine mission est de créer un agent intelligent que même ma mère pourrait utiliser. Cela nécessite une transformation plus large, une réflexion approfondie sur la manière de réaliser cela en toute sécurité, ainsi que l’accès aux modèles et recherches les plus récents. »
Cette déclaration touche directement au point sensible du marché de l’IA actuel. Bien que puissant, le grand modèle manque d’une interface simple permettant à un utilisateur lambda de commencer à l’utiliser sans barrières.
L’initiative d’OpenAI vise à combler cette lacune, en faisant passer l’agent IA du cercle des développeurs à des milliards d’utilisateurs ordinaires, ce qui est crucial pour la monétisation de l’IA.
Le « plan de puissance » d’Altman contre la « passion de geek » de Zuckerberg
Il ne s’agit pas seulement d’une embauche, mais aussi d’un micro-conflit entre géants. Meta et OpenAI ont lancé des stratégies très différentes pour attirer Steinberger.
Selon des sources, Meta mise sur une « embauche directe par le PDG ». Zuckerberg a non seulement testé personnellement le produit, mais a aussi discuté par téléphone avec Steinberger des détails du code, dans une tentative de le séduire par une « résonance technique ». Steinberger a d’ailleurs commenté : « Zuck me comprend. »
Mais c’est finalement OpenAI qui a remporté la mise grâce à sa « puissance brute ». Altman a montré la potentiel de calcul de haut niveau offert par la collaboration avec Cerebras, ainsi que le soutien profond du modèle Codex. Dans la recherche en IA, la puissance de calcul est devenue une vérité incontournable.
Steinberger a confié : « Finalement, je pense qu’OpenAI est le meilleur endroit pour continuer à réaliser ma vision et à étendre mon impact. »
Ce message envoie un signal aux investisseurs : dans la compétition pour les talents de haut niveau en IA, le simple salaire élevé ou l’attention du CEO ne suffisent plus. La capacité à fournir un accès aux modèles de pointe (Model Access) et aux ressources de calcul (Compute) devient le vrai critère de différenciation.
Les « trois coups fatals » et la disparition des applications
Avec l’essor exponentiel des capacités des agents intelligents, la sécurité et la refonte des modèles commerciaux deviennent des enjeux majeurs.
OpenClaw, qui disposait d’un accès trop large, a déjà « déraillé » en envoyant des centaines de spam à ses utilisateurs. Les experts en cybersécurité qualifient cette « combinaison d’accès aux données privées + communication externe + contact avec des contenus non fiables » de « Trinité fatale » (Lethal Trifecta).
Après son arrivée, la principale difficulté pour OpenAI sera de concilier autonomie de l’IA et contrôle strict, afin d’éviter tout dérapage.
Plus profondément, cela concerne aussi l’écosystème logiciel. Steinberger prévoit que « 80 % des applications disparaîtront » à l’avenir, remplacées par des API, où les agents intelligents prendront en charge toutes les interactions.
Si cette prédiction se réalise, la logique actuelle de distribution du trafic et le modèle publicitaire des applications seront totalement bouleversés. Pour les investisseurs, l’enjeu ne doit pas se limiter aux fabricants de modèles, mais aussi s’étendre à ceux qui construisent des interfaces API « amies » pour les agents intelligents.
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Le fondateur d'OpenClaw rejoint OpenAI, avec pour objectif « développer une assistant IA que même ma mère pourrait utiliser »
Rédaction : Long Yue, Wall Street Journal
La course à la conquête des talents en intelligence artificielle dans la Silicon Valley s’intensifie. Au cœur de cette bataille, Mark Zuckerberg et Sam Altman se livrent une lutte acharnée pour attirer les meilleurs. Finalement, le fondateur de l’intelligent artificiel OpenClaw, qui faisait sensation, a choisi de rejoindre OpenAI, dans l’objectif de franchir la dernière barrière entre une IA « amusante » et une IA « utile ».
Le dimanche, le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a confirmé officiellement sur le réseau social X que Peter Steinberger, créateur de l’intelligent open source OpenClaw, allait intégrer l’entreprise.
Concernant la propriété du projet très suivi par le marché, les deux parties ont rassuré : OpenClaw ne sera pas privatisé, mais intégré dans une fondation indépendante pour continuer à être open source, avec le soutien d’OpenAI.
Altman : « Steinberger est un génie »
Altman a salué avec beaucoup d’éloges l’arrivée de Steinberger, et a directement dévoilé la stratégie produit d’OpenAI à venir.
« L’arrivée de Peter Steinberger chez OpenAI vise à accélérer le développement de la prochaine génération d’agents personnels (personal agents) », a-t-il écrit. « Nous anticipons que cela deviendra rapidement le cœur de notre offre produit. »
Cela marque un tournant stratégique pour OpenAI, qui déplace son focus des capacités d’un seul grand modèle vers des interactions d’agents plus complexes. Altman a expliqué la logique derrière cette évolution :
« Il (Steinberger) est un génie, avec des idées étonnantes sur la façon dont les intelligences futures, très intelligentes, pourront interagir pour faire des choses extrêmement utiles pour l’humanité. »
Il a souligné : « Le futur sera un monde d’agents extrêmement multi-voies, et soutenir l’open source dans ce contexte est très important pour nous. »
De « jouets de geeks » à « produits grand public » : même maman pourra l’utiliser
La mission principale de Steinberger après son arrivée chez OpenAI est très claire : améliorer la facilité d’utilisation de l’IA.
OpenClaw, qui pouvait auparavant contrôler son téléphone, nettoyer ses emails ou réserver un vol de façon autonome, a connu un vif succès sur GitHub, mais son utilisation restait encore complexe. Dans une déclaration, Steinberger a déclaré :
« Ma prochaine mission est de créer un agent intelligent que même ma mère pourrait utiliser. Cela nécessite une transformation plus large, une réflexion approfondie sur la manière de réaliser cela en toute sécurité, ainsi que l’accès aux modèles et recherches les plus récents. »
Cette déclaration touche directement au point sensible du marché de l’IA actuel. Bien que puissant, le grand modèle manque d’une interface simple permettant à un utilisateur lambda de commencer à l’utiliser sans barrières.
L’initiative d’OpenAI vise à combler cette lacune, en faisant passer l’agent IA du cercle des développeurs à des milliards d’utilisateurs ordinaires, ce qui est crucial pour la monétisation de l’IA.
Le « plan de puissance » d’Altman contre la « passion de geek » de Zuckerberg
Il ne s’agit pas seulement d’une embauche, mais aussi d’un micro-conflit entre géants. Meta et OpenAI ont lancé des stratégies très différentes pour attirer Steinberger.
Selon des sources, Meta mise sur une « embauche directe par le PDG ». Zuckerberg a non seulement testé personnellement le produit, mais a aussi discuté par téléphone avec Steinberger des détails du code, dans une tentative de le séduire par une « résonance technique ». Steinberger a d’ailleurs commenté : « Zuck me comprend. »
Mais c’est finalement OpenAI qui a remporté la mise grâce à sa « puissance brute ». Altman a montré la potentiel de calcul de haut niveau offert par la collaboration avec Cerebras, ainsi que le soutien profond du modèle Codex. Dans la recherche en IA, la puissance de calcul est devenue une vérité incontournable.
Steinberger a confié : « Finalement, je pense qu’OpenAI est le meilleur endroit pour continuer à réaliser ma vision et à étendre mon impact. »
Ce message envoie un signal aux investisseurs : dans la compétition pour les talents de haut niveau en IA, le simple salaire élevé ou l’attention du CEO ne suffisent plus. La capacité à fournir un accès aux modèles de pointe (Model Access) et aux ressources de calcul (Compute) devient le vrai critère de différenciation.
Les « trois coups fatals » et la disparition des applications
Avec l’essor exponentiel des capacités des agents intelligents, la sécurité et la refonte des modèles commerciaux deviennent des enjeux majeurs.
OpenClaw, qui disposait d’un accès trop large, a déjà « déraillé » en envoyant des centaines de spam à ses utilisateurs. Les experts en cybersécurité qualifient cette « combinaison d’accès aux données privées + communication externe + contact avec des contenus non fiables » de « Trinité fatale » (Lethal Trifecta).
Après son arrivée, la principale difficulté pour OpenAI sera de concilier autonomie de l’IA et contrôle strict, afin d’éviter tout dérapage.
Plus profondément, cela concerne aussi l’écosystème logiciel. Steinberger prévoit que « 80 % des applications disparaîtront » à l’avenir, remplacées par des API, où les agents intelligents prendront en charge toutes les interactions.
Si cette prédiction se réalise, la logique actuelle de distribution du trafic et le modèle publicitaire des applications seront totalement bouleversés. Pour les investisseurs, l’enjeu ne doit pas se limiter aux fabricants de modèles, mais aussi s’étendre à ceux qui construisent des interfaces API « amies » pour les agents intelligents.