Le dilemme du diviseur : pourquoi les jours de Verizon dans le Dow sont comptés

Le Dow Jones Industrial Average représente la vitalité économique américaine, mais tous ses composants ne méritent pas une place permanente. Depuis sa création en 1896 avec une poignée d’actions industrielles, l’indice a subi près de 60 modifications pour rester pertinent. La composition actuelle reflète 30 entreprises multinationales soigneusement sélectionnées qui définissent l’économie moderne. Cependant, avec la méthodologie pondérée par le prix de l’action—où le diviseur détermine l’influence proportionnelle de chaque titre—certains membres de longue date risquent d’être retirés.

Parmi les plus vulnérables se trouve Verizon Communications, qui a rejoint le Dow en avril 2004 en tant qu’histoire de croissance basée sur la ubiquité du sans-fil. Vingt-deux ans plus tard, ce récit est devenu obsolète. La performance récente de l’opérateur télécom soulève de sérieuses questions quant à sa méritocratie d’inclusion, notamment en raison de la façon dont le mécanisme du diviseur influence la composition de l’indice et de la trajectoire de croissance minimale de ses dividendes.

Pourquoi la valorisation et les indicateurs de revenus de Verizon pointent vers un retrait

Le fonctionnement du Dow diffère de celui des indices pondérés par la capitalisation boursière comme le S&P 500. Dans ce système pondéré par le prix, le diviseur est ajusté à chaque split ou paiement de dividendes, afin de maintenir la continuité de l’indice. L’influence d’une entreprise dans le Dow dépend entièrement de son prix nominal par action par rapport à ce diviseur—plus le prix est élevé, plus l’impact sur les mouvements quotidiens est important.

Verizon présente ici une vulnérabilité critique. Se négociant autour de 39 $ par action fin janvier, il figure parmi les composants les moins chers du Dow. Ce prix minimal ne contribue qu’à environ 241 points sur le total de 49 077 points de l’indice, en faisant l’un des membres les moins influents. Lorsqu’il s’agit d’évaluer les suppressions potentielles, S&P Dow Jones Indices recherche des remplaçants avec des prix nominaux à trois chiffres et une importance économique significative.

Au-delà des préoccupations de valorisation, l’histoire du dividende de Verizon ne suscite pas la confiance quant à une croissance future. Bien que la société affiche un rendement impressionnant de 7 %—attrayant pour les investisseurs en revenu—cela reflète des paiements de dividendes matures plutôt qu’une capacité accrue de génération de cash. Sur ses 22 années dans le Dow, l’action Verizon n’a apprécié que de 17 %, hors réinvestissement des dividendes. Cela représente un décalage fondamental avec un indice conçu pour mettre en avant les opportunités de croissance les plus fortes de l’économie américaine.

Le vrai problème n’est pas la stabilité de Verizon—c’est l’absence de dynamique de croissance significative. Confrontée à des marchés domestiques saturés de sans-fil et de broadband, la société ne peut raisonnablement atteindre des taux de croissance annuels dépassant de peu le chiffre à un seul ou deux chiffres. Pour un indice qui célèbre l’innovation et le dynamisme économique, Verizon est devenue trop prévisible.

Le successeur logique : un leader technologique reliant plusieurs vecteurs de croissance

Tout remplaçant doit satisfaire à des critères précis : un prix par action à trois chiffres, une importance économique significative et un potentiel de croissance sur plusieurs décennies. Parmi les entreprises du Fortune 500, une seule entité d’un billion de dollars coche toutes ces cases—Alphabet, la maison mère de Google.

Alphabet présente un profil convaincant que Verizon ne peut plus égaler. Fondamentalement, la scission d’actions de 2022—une division historique de 20 pour 1—a réduit son prix par action d’environ 2 200 $ à environ 110 $, rendant son inclusion dans l’indice envisageable. Sans cet ajustement du diviseur via la mécanisme de division, Alphabet resterait inéligible. Aujourd’hui, avec des actions autour de 330 $, la société se classerait comme le neuvième composant le plus influent du Dow par le prix de l’action.

Le cas d’investissement repose sur le modèle de croissance à double moteur d’Alphabet. Les revenus publicitaires, représentant 72,5 % des ventes, proviennent principalement de Google Search—qui détient une position de quasi-monopole dans la part de marché mondiale de la recherche. Ce segment illustre la cyclicité du marketing digital et constitue un indicateur précieux de la santé globale de la publicité pour l’indice.

Par ailleurs, Alphabet exploite une division de cloud computing à forte marge, intégrant des solutions d’IA générative. Google Cloud se classe troisième mondialement en dépenses d’infrastructure, avec des taux de croissance dépassant 30 % par an. Cette frontière technologique offre un potentiel réel d’appréciation à long terme, contrairement au profil de dividende mature de Verizon.

Depuis son IPO d’août 2004, Alphabet a délivré un rendement annuel composé supérieur à 25 %—le genre de création de richesse mesurable qui pourrait faire dépasser 50 000 le Dow. Parmi les cinq entreprises publiques les plus précieuses de Wall Street, Alphabet reste notablement absente de l’indice. Cette omission devient de plus en plus difficile à justifier compte tenu de sa prominence économique et de sa trajectoire de croissance.

La justification concurrentielle : pourquoi d’autres remplaçants sont insuffisants

Des candidats alternatifs existent, mais chacun présente des limites. T-Mobile offre une croissance plus rapide dans le sans-fil, mais opère selon un modèle similaire à Verizon, avec des vents contraires potentiels dans une décennie. Meta Platforms apporte une exposition précieuse au secteur de la publicité, mais son prix supérieur à 600 $ crée un problème d’allocation extrême en haut de l’indice, surtout compte tenu de la résistance historique de Meta aux divisions d’actions.

Alphabet, en revanche, équilibre pertinence immédiate et dynamisme futur. Il relie naturellement technologie et communication, maintient une valorisation raisonnable dans le cadre du diviseur, et incarne la transformation économique que le Dow devrait mettre en avant.

À l’approche de mai 2026—qui marquera le 130e anniversaire de l’indice—S&P Dow Jones Indices évaluera sans doute la solidité de ses composants. Pour Verizon, la combinaison d’un prix d’action déprimé, de rendements stagnants et d’un profil de revenu dépendant des dividendes suggère que la décision a probablement déjà été prise. L’inclusion d’Alphabet enverrait un signal que le Dow reste engagé à capturer une croissance économique authentique plutôt que de s’accrocher aux champions des télécommunications d’hier.

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