#JapanBondMarketSell-Off


La vente massive de Trái phiếu Chính phủ Nhật Bản à la fin du mois de 1 2026 n’est pas un accident du marché local. C’est une rupture de structure. Lorsque le rendement des JGB 40 ans dépasse 4,2 % pour la première fois depuis leur lancement en 2007, le signal n’est pas une volatilité, mais un changement de régime. Le Japon n’est plus le point d’ancrage des taux d’intérêt mondiaux. Et cela a des conséquences partout.
L’activation immédiate est d’ordre politique, pas technique. La décision du Premier ministre Sanae Takaichi d’abandonner la politique de rigueur budgétaire pour passer à une relance expansive de $135 milliards de dollars, y compris une réduction des taxes sur l’alimentation, a brisé l’hypothèse que le Japon resterait le dernier bastion de la limite budgétaire. Le marché réagit rapidement car la crédibilité, une fois mise en doute, sera réévaluée de manière impitoyable. La comparaison avec le “moment Liz Truss” du Royaume-Uni n’est pas une exagération. C’est un avertissement sur la vitesse à laquelle le risque souverain peut revenir dans la conversation lorsque la cohérence de la politique est rompue.
Pendant des décennies, le Japon a agi comme un moteur de liquidité mondial. Les rendements extrêmement faibles ont encouragé une stratégie de carry trade en yen, finançant le risque global avec des taux d’intérêt maintenus à la baisse. Ce modèle est en train de se désassembler. Lorsque les rendements nationaux explosent, les investisseurs institutionnels japonais, notamment les compagnies d’assurance-vie et les fonds de pension, ne sont plus contraints de sortir à l’étranger pour rechercher des profits. Les capitaux rentrent chez eux. Ce rapatriement implique une vente massive de Trái phiếu américains et de dettes publiques européennes, faisant monter les rendements mondiaux malgré les fondamentaux locaux. La tendance vers un niveau de 4,9 % sur les obligations américaines à 30 ans n’est pas une coïncidence. C’est un processus mécanique.
Plus important encore, cette transition marque la normalisation de la rémunération des échéances à l’échelle mondiale. Pendant de nombreuses années, les taux d’intérêt mondiaux ont été artificiellement comprimés par la politique de taux zéro du Japon. Lorsque cette compression diminue, le taux neutre mondial pourrait augmenter de 50 à 75 points de base. Ce n’est pas un cycle. C’est une réévaluation structurelle du capital.
Les actifs risqués ressentent cela immédiatement. Des rendements plus élevés augmentent le taux d’actualisation et entraînent des pertes sur les positions à long terme. Les marchés boursiers réagissent en conséquence. Nous avons vu la pression sur le Nikkei et le Nasdaq lorsque les investisseurs se sont détournés des actifs de croissance à long terme vers des actifs plus sûrs, apportant finalement des bénéfices réels. Il ne s’agit pas d’une déception des profits. Il s’agit d’un changement mathématique.
La réaction des cryptomonnaies n’est pas moins claire. Bien que l’histoire de Bitcoin comme “or numérique”, il continue d’être négocié comme un actif macroéconomique à haut risque lors de secousses de liquidité. Le choc JGB a resserré la liquidité mondiale et forcé la réduction progressive des emprunts sur les marchés de financement en yen. Lors des appels de marge, Bitcoin se vend à la hâte — non pas parce que le discours change, mais parce que l’effet de levier doit être désengagé. Cette distinction est cruciale. La tension macroéconomique expose clairement ce qui est détenu avec une confiance solide par rapport à ce qui est détenu par endettement.
La Banque du Japon se trouve désormais dans une position inévitable. Le gouverneur Kazuo Ueda pourrait intervenir en achetant des obligations pour stabiliser le marché, mais cela augmenterait le risque d’un yen encore plus faible et d’une inflation importée. Ou, faire augmenter les rendements trop rapidement pourrait également déstabiliser le système financier construit sur l’hypothèse de faibles taux d’intérêt pendant plusieurs décennies. C’est le piège de la crédibilité. Protéger le marché obligataire et sacrifier le yen. Protéger le yen et faire face à la tension du système. Le marché teste la limite de la douleur que le Japon est prêt à supporter.
Ce qui est le plus important, c’est que ce n’est pas “le problème du Japon”. Le système financier mondial a été construit sur une liquidité yen bon marché. Lorsque cette base change, tout le reste vacille. Un ajustement de 25 points de base au Japon a aujourd’hui un impact déstabilisateur plus important qu’un mouvement de 100 points de base aux États-Unis, car il affecte le système de conduits, et non la politique de taux d’intérêt principale.
Nous entrons dans un monde avec plus de volatilité, une liquidité plus serrée et moins d’« argent gratuit ». Le Japon ne fournit plus d’argent gratuit au monde, et les marchés mondiaux sont contraints de réévaluer cette réalité en temps réel. Ce n’est pas un choc temporaire. C’est le coût d’un système en train de s’ajuster pour s’adapter à un nouveau point d’ancrage.
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