La chaleur résiduelle de l'extraction de Bitcoin devient une ressource : une expérience au Canada pour le chauffage de serres explore un nouveau modèle de recyclage de l'énergie
Source : TokenPost
Titre original : 비트코인 채굴 폐열, 캐나다 온실 난방으로 재활용…에너지 효율 실험 본격화
Lien original : https://www.tokenpost.kr/news/economy/324815
Application agricole de la chaleur résiduelle de l’exploitation minière
La chaleur résiduelle générée lors du minage de bitcoins est innovamment utilisée dans le secteur agricole en Amérique du Nord. La province du Manitoba au Canada expérimente un projet qui récupère la chaleur produite par les serveurs de minage pour le chauffage des serres, améliorant ainsi l’efficacité énergétique tout en réduisant les coûts d’exploitation.
Le minage, impliquant de nombreux calculs, consomme beaucoup d’électricité et génère une grande quantité de chaleur. La méthode traditionnelle nécessite une énergie supplémentaire pour refroidir ou évacuer cette chaleur, mais dans les climats froids, cette chaleur résiduelle peut être considérée comme une ressource exploitable.
Collaboration de projet et solutions technologiques
Ce projet est mené en partenariat entre un fabricant de matériel de minage et des investisseurs engagés dans des infrastructures durables et l’agriculture. Actuellement, la capacité opérationnelle est de 3 MW, avec pour objectif de valider la faisabilité technique et le potentiel d’expansion en deux ans.
Le système utilise environ 360 serveurs refroidis par liquide pour remplacer les équipements de refroidissement à air traditionnels, ces serveurs étant connectés à un système d’échange thermique fermé. La chaleur produite est utilisée pour préchauffer l’eau de chauffage des serres, ce qui ne remplace pas entièrement les chaudières existantes, mais permet de réduire significativement la consommation d’énergie pour le chauffage en hiver.
Effets synergiques entre minage et agriculture
Les serres du Nord ont besoin d’un chauffage continu durant de longs hivers. Les cultures sensibles à la température, comme la tomate, réagissent aux variations de température. La stabilité de la chaleur fournie par les équipements de minage s’accorde naturellement avec les besoins de chauffage des serres.
Les équipements refroidis par liquide peuvent plus efficacement récupérer la chaleur à haute température, dépassant le simple chauffage d’espace, et conviennent à une fourniture industrielle d’énergie thermique. Cet avantage en termes d’efficacité a déjà conduit certaines entreprises à vendre leurs équipements de minage comme outils de chauffage domestique, brouillant la frontière entre minage et chauffage.
Bénéfices économiques et environnementaux
Le coût de fonctionnement des serres est majoritairement lié au chauffage. Réduire l’utilisation de combustibles fossiles apporte des bénéfices économiques et écologiques. Pour les entreprises de minage, la récupération de chaleur est une méthode pour maximiser l’efficacité énergétique. Dans les régions où le prix de l’électricité est raisonnable et la demande de chauffage stable, cela peut augmenter la rentabilité et assurer la pérennité de l’activité.
L’utilisation de la chaleur résiduelle du minage s’est étendue au-delà de l’agriculture, incluant le séchage industriel, le chauffage régional et le chauffage résidentiel. Des cas en Europe montrent l’utilisation de la chaleur des centres de données pour chauffer des piscines publiques et des quartiers résidentiels.
Objectifs de développement de modèles standardisés
L’objectif final est de développer ce système en un modèle standard applicable à d’autres régions froides. Pour cela, il faut mesurer précisément l’efficacité de récupération thermique, la stabilité de l’équipement, l’intégration avec les systèmes de chauffage existants, la difficulté de maintenance et l’économie globale réalisée.
Si la faisabilité économique est confirmée, ce modèle pourrait être commercialisé dans le nord des États-Unis ou dans des régions agricoles extrêmes en Europe. À l’avenir, diverses autres utilisations de la chaleur, comme le séchage en dehors des serres, les installations de séchage industrielles et les remorques résidentielles, sont également envisagées.
Défis existants
Ce modèle n’est pas universellement applicable. Le coût initial d’installation des équipements de récupération de chaleur est élevé, et l’efficacité du transfert thermique à longue distance est faible. Par conséquent, les centres de minage et les demandeurs de chaleur doivent être géographiquement proches. De plus, l’arrêt du minage entraîne aussi l’interruption du chauffage, nécessitant une alimentation électrique stable et des installations de chauffage de secours.
Même si la chaleur est récupérée, si le minage n’est pas basé sur des énergies faibles en carbone ou renouvelables, l’impact environnemental reste limité. La question de l’empreinte carbone du bitcoin ne peut être totalement résolue.
Perspectives de régionalisation de l’industrie du minage
Les critiques récentes sur la consommation énergétique du minage de bitcoin dépassent la simple argumentation sur la consommation électrique, s’orientant vers une discussion sur “comment l’énergie est utilisée”. Le cas du Manitoba montre une nouvelle façon d’opérer en intégrant le minage avec les besoins locaux.
Si la récupération de chaleur résiduelle est validée commercialement, l’industrie du minage de bitcoin pourrait ne plus être considérée comme un simple travail numérique, mais comme une partie intégrante des infrastructures industrielles régionales. Le minage pourrait interagir avec l’agriculture locale, l’environnement résidentiel et l’écosystème industriel.
Cela nécessite une fiabilité technologique suffisante, une alimentation électrique durable et une structure de coûts de maintenance prévisible. La question de savoir si ce projet pilote pourra ouvrir cette voie reste à suivre.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
La chaleur résiduelle de l'extraction de Bitcoin devient une ressource : une expérience au Canada pour le chauffage de serres explore un nouveau modèle de recyclage de l'énergie
Source : TokenPost Titre original : 비트코인 채굴 폐열, 캐나다 온실 난방으로 재활용…에너지 효율 실험 본격화 Lien original : https://www.tokenpost.kr/news/economy/324815
Application agricole de la chaleur résiduelle de l’exploitation minière
La chaleur résiduelle générée lors du minage de bitcoins est innovamment utilisée dans le secteur agricole en Amérique du Nord. La province du Manitoba au Canada expérimente un projet qui récupère la chaleur produite par les serveurs de minage pour le chauffage des serres, améliorant ainsi l’efficacité énergétique tout en réduisant les coûts d’exploitation.
Le minage, impliquant de nombreux calculs, consomme beaucoup d’électricité et génère une grande quantité de chaleur. La méthode traditionnelle nécessite une énergie supplémentaire pour refroidir ou évacuer cette chaleur, mais dans les climats froids, cette chaleur résiduelle peut être considérée comme une ressource exploitable.
Collaboration de projet et solutions technologiques
Ce projet est mené en partenariat entre un fabricant de matériel de minage et des investisseurs engagés dans des infrastructures durables et l’agriculture. Actuellement, la capacité opérationnelle est de 3 MW, avec pour objectif de valider la faisabilité technique et le potentiel d’expansion en deux ans.
Le système utilise environ 360 serveurs refroidis par liquide pour remplacer les équipements de refroidissement à air traditionnels, ces serveurs étant connectés à un système d’échange thermique fermé. La chaleur produite est utilisée pour préchauffer l’eau de chauffage des serres, ce qui ne remplace pas entièrement les chaudières existantes, mais permet de réduire significativement la consommation d’énergie pour le chauffage en hiver.
Effets synergiques entre minage et agriculture
Les serres du Nord ont besoin d’un chauffage continu durant de longs hivers. Les cultures sensibles à la température, comme la tomate, réagissent aux variations de température. La stabilité de la chaleur fournie par les équipements de minage s’accorde naturellement avec les besoins de chauffage des serres.
Les équipements refroidis par liquide peuvent plus efficacement récupérer la chaleur à haute température, dépassant le simple chauffage d’espace, et conviennent à une fourniture industrielle d’énergie thermique. Cet avantage en termes d’efficacité a déjà conduit certaines entreprises à vendre leurs équipements de minage comme outils de chauffage domestique, brouillant la frontière entre minage et chauffage.
Bénéfices économiques et environnementaux
Le coût de fonctionnement des serres est majoritairement lié au chauffage. Réduire l’utilisation de combustibles fossiles apporte des bénéfices économiques et écologiques. Pour les entreprises de minage, la récupération de chaleur est une méthode pour maximiser l’efficacité énergétique. Dans les régions où le prix de l’électricité est raisonnable et la demande de chauffage stable, cela peut augmenter la rentabilité et assurer la pérennité de l’activité.
L’utilisation de la chaleur résiduelle du minage s’est étendue au-delà de l’agriculture, incluant le séchage industriel, le chauffage régional et le chauffage résidentiel. Des cas en Europe montrent l’utilisation de la chaleur des centres de données pour chauffer des piscines publiques et des quartiers résidentiels.
Objectifs de développement de modèles standardisés
L’objectif final est de développer ce système en un modèle standard applicable à d’autres régions froides. Pour cela, il faut mesurer précisément l’efficacité de récupération thermique, la stabilité de l’équipement, l’intégration avec les systèmes de chauffage existants, la difficulté de maintenance et l’économie globale réalisée.
Si la faisabilité économique est confirmée, ce modèle pourrait être commercialisé dans le nord des États-Unis ou dans des régions agricoles extrêmes en Europe. À l’avenir, diverses autres utilisations de la chaleur, comme le séchage en dehors des serres, les installations de séchage industrielles et les remorques résidentielles, sont également envisagées.
Défis existants
Ce modèle n’est pas universellement applicable. Le coût initial d’installation des équipements de récupération de chaleur est élevé, et l’efficacité du transfert thermique à longue distance est faible. Par conséquent, les centres de minage et les demandeurs de chaleur doivent être géographiquement proches. De plus, l’arrêt du minage entraîne aussi l’interruption du chauffage, nécessitant une alimentation électrique stable et des installations de chauffage de secours.
Même si la chaleur est récupérée, si le minage n’est pas basé sur des énergies faibles en carbone ou renouvelables, l’impact environnemental reste limité. La question de l’empreinte carbone du bitcoin ne peut être totalement résolue.
Perspectives de régionalisation de l’industrie du minage
Les critiques récentes sur la consommation énergétique du minage de bitcoin dépassent la simple argumentation sur la consommation électrique, s’orientant vers une discussion sur “comment l’énergie est utilisée”. Le cas du Manitoba montre une nouvelle façon d’opérer en intégrant le minage avec les besoins locaux.
Si la récupération de chaleur résiduelle est validée commercialement, l’industrie du minage de bitcoin pourrait ne plus être considérée comme un simple travail numérique, mais comme une partie intégrante des infrastructures industrielles régionales. Le minage pourrait interagir avec l’agriculture locale, l’environnement résidentiel et l’écosystème industriel.
Cela nécessite une fiabilité technologique suffisante, une alimentation électrique durable et une structure de coûts de maintenance prévisible. La question de savoir si ce projet pilote pourra ouvrir cette voie reste à suivre.