Y a-t-il encore des gens qui se souviennent des distributeurs automatiques de Bitcoin ?


Ce truc est plutôt intéressant, c’est comme une “entrée physique” connectant le monde réel au monde crypto — on peut y déposer de l’argent pour acheter des coins, ou échanger des coins contre de l’argent liquide.
Aujourd’hui, beaucoup de vidéos en ligne montrent des “retirages en Bitcoin”, ça paraît magique, comme si la crypto se transformait en billets d’un coup.
Mais personne ne parle du coût des frais ! Ces machines ont généralement des frais de 5% à 20%, en moyenne entre 7 et 10 points de pourcentage. Par rapport aux frais de transaction des exchanges, qui tournent autour de quelques pourcents, c’est carrément un “tueur de frais”.
Pourquoi c’est si élevé ?
Les opérateurs doivent aussi rentabiliser — la machine coûte de l’argent, le lieu aussi, la maintenance, la conformité réglementaire… Donc ils fixent ce prix en pensant que ce n’est “pas cher”.
Mais les utilisateurs ne sont pas du tout d’accord !
Il y a près de 30 000 distributeurs automatiques de Bitcoin dans le monde, avec un volume de transactions quotidien inférieur à 5000 dollars en moyenne. En gros, une machine ne gagne qu’environ 250 dollars par jour, et c’est déjà considéré comme “une opération correcte”.
En résumé, ce business est confronté à un “paradoxe de l’utilisateur” :
1. Ceux qui veulent acheter du Bitcoin, qui accepterait de payer 5% à 20% de plus ? Pas besoin d’un exchange, ils viennent ici pour faire le pigeon ?
2. Ceux qui veulent retirer de l’argent, il faut déjà avoir des coins, non ? Mais la majorité des détenteurs utilisent un exchange ou un DEX, qui viendrait ici pour échanger ?
3. Il y a aussi des limites de plafond — beaucoup de machines ont une limite de quelques milliers d’euros par transaction, pour faire plus gros, il faut faire du KYC, c’est compliqué.
4. Reste le “scénario d’urgence” — par exemple, un nomade digital a besoin d’argent liquide soudainement, mais si tu as ton téléphone, pourquoi ne pas utiliser directement le paiement mobile ? Sans parler du fait que les HODLers ne voudraient pas vendre leurs coins en perdant sur les frais.
Au final, ces machines deviennent juste des “expériences pour les curieux”, avec un taux de réachat très faible, personne ne les utilise régulièrement.
Dans le Web3, beaucoup veulent surtout faire de l’infrastructure ou “collecter des taxes en mode passif”, et les distributeurs automatiques de Bitcoin, comme beaucoup de blockchains publiques, sont un exemple : plus il y en a, plus ça se refroidit vite. Le secteur évolue tellement vite que souvent, ce que tu crois être une innovation, a déjà été testé, puis abandonné.
Donc, aux entrepreneurs qui veulent entrer dans le Web3, il vaut mieux d’abord se renseigner : ce que tu ne vois pas dans un produit n’est pas forcément parce qu’il est trop nouveau, c’est peut-être parce qu’il a déjà été abandonné depuis longtemps.
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