Reconfiguration majeure du paysage d'investissement : pourquoi Bridgewater abandonne-t-il l'or et augmente-t-il ses positions en actions américaines à un tournant macroéconomique ?

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2025年 troisième trimestre des données d’investissement montrent que le principal fonds spéculatif mondial, Bridgewater, est en train de procéder à une reconstruction profonde de son portefeuille. Ce ajustement va bien au-delà d’un simple changement de positions, reflétant sa nouvelle appréciation du tournant macroéconomique — passant de la défense à l’attaque, de la couverture diversifiée à la focalisation sur les fondamentaux.

Fuir ou changer de tactique ? La véritable logique derrière la liquidation de l’or

L’opération la plus remarquée dans l’industrie est la liquidation totale de l’or par Bridgewater. La position dans le SPDR Gold Trust (GLD) a été entièrement vendue, ce qui, pour un long partisan de l’or comme Ray Dalio, semble aller à l’encontre de sa philosophie d’investissement.

Mais la réalité est plus complexe. Dalio a déclaré à plusieurs reprises que l’or est la dernière forteresse contre la dépréciation monétaire et la crise de confiance dans le système — un actif qui ne dépend pas de la crédibilité d’un tiers. Il a même conseillé publiquement que, face à une pression accrue du marché, la proportion d’or dans le portefeuille devrait être portée à 10-15 %.

Alors, pourquoi cette sortie soudaine ? La réponse réside dans l’évolution du contexte de marché actuel. Dans un contexte où le marché boursier américain atteint de nouveaux sommets historiques, avec une différenciation des structures d’évaluation et une augmentation significative des opportunités d’investissement, le coût d’opportunité des actifs à rendement nul s’accroît rapidement. L’opération de Bridgewater consiste essentiellement à : dans une fenêtre de hausse du risque, utiliser le rendement attendu des actifs risqués pour remplacer la valeur de couverture des actifs à faible rendement.

Par ailleurs, la sortie concerne également l’exposition aux marchés émergents. La position dans l’iShares MSCI Emerging Markets ETF (IEMG) a été réduite de 93 %, marquant un retrait accéléré des secteurs à forte incertitude, en faveur de marchés américains plus transparents et avec un environnement politique plus clair.

La réduction des positions technologiques : pas une vision baissière, mais une réévaluation

Les données montrent également que Bridgewater a fortement réduit ses positions dans certains géants de la technologie — ce qui est souvent mal interprété comme une vision baissière sur la tech. En réalité, il s’agit d’une gestion plus fine des positions.

Les chiffres précis : Nvidia a réduit sa position de 65,28 % (environ 4,64 millions d’actions à 2,47 millions), Microsoft de 36,03 %, Alphabet de 52,61 %, Meta de 48,34 %. La caractéristique commune de ces opérations est qu’elles résultent d’un ajustement de positions après une forte hausse et une valorisation significative cette année.

Les propos de Bob Prince (co-CEO de Bridgewater) révèlent la véritable logique d’investissement : dans cette hausse alimentée par l’intelligence artificielle, le marché a connu une congestion extrême des positions. Réduire ces positions à haute valorisation ne signifie pas nier leur valeur à long terme, mais plutôt s’éloigner des secteurs sur-échauffés pour se repositionner dans des zones offrant un meilleur rapport risque/rendement.

Nouvelles orientations : du secteur de la consommation vers l’offre

Parallèlement, Bridgewater a renforcé ses positions dans des secteurs plus ciblés. La direction de cette réallocation est très claire — passer des géants de la consommation fortement influencés par l’émotion, à des entreprises jouant un rôle d’“infrastructure” dans la vague de l’intelligence artificielle.

Les ETF du marché américain deviennent le nouveau “ciment”. L’iShares Core S&P 500 ETF (IVV) a augmenté d’environ 1,74 million d’actions, soit une hausse de 75 %, avec une position finale de 4,05 millions d’actions, d’une valeur d’environ 2,71 milliards de dollars. Cette augmentation ne concerne pas seulement le volume, mais reflète aussi la nouvelle importance que Bridgewater accorde à la diversification via la largeur du S&P 500 — en utilisant la diversification du marché pour réduire le risque, plutôt qu’un seul outil de couverture.

Les semi-conducteurs et les logiciels d’entreprise deviennent de nouveaux axes d’allocation. Lam Research a augmenté de 111 % (à 3,46 millions d’actions, pour une valeur de 464 millions de dollars), Adobe de 73 % (à 1,26 million d’actions, pour 445 millions de dollars), Workday de 132 % (à 1,04 million d’actions), Mastercard de 190 % (à 36,6 milliers d’actions). Ces entreprises ont en commun d’être situées en amont de la chaîne de valeur de la révolution IA, avec des fondamentaux plus clairs et une valorisation encore raisonnable.

De plus, Bridgewater a récemment constitué de nouvelles positions dans des plateformes récemment cotées — Reddit (61,7 mille actions, pour une valeur de 1,42 milliard de dollars) et Robinhood (80,8 mille actions), illustrant sa recherche continue de nouvelles opportunités de croissance.

La logique macroéconomique : un nouvel équilibre dans une ère d’incertitude

Ces opérations s’inscrivent dans une réévaluation de deux variables macroéconomiques clés.

La première est l’accélération du “néo-marchandisme”. Les gouvernements du monde entier s’efforcent de façon plus active de façonner la configuration industrielle, et l’interpénétration du commerce et de la géopolitique rend l’environnement économique mondial plus complexe et imprévisible. La logique traditionnelle de couverture globale s’affaiblit, et la valeur des marchés émergents comme outil de diversification diminue.

La seconde est la demande exponentielle pour la révolution de l’intelligence artificielle. Chaque amélioration marginale des performances nécessite une croissance exponentielle de la capacité de calcul et des investissements en capital. Cela stimule non seulement la demande pour les puces, les logiciels et l’énergie, mais crée aussi une vague de dépenses en capital à long terme — un facteur difficile à prévoir avec les modèles économiques traditionnels.

Face à ce nouveau paradigme macroéconomique, Bob Prince et d’autres responsables d’investissement de Bridgewater ont formulé trois principes pour y faire face :

Diversification : face à la concentration historique du marché boursier américain, il faut élargir la structure des positions pour faire face aux risques imprévisibles.

Agilité : à mesure que les facteurs macro inconnus deviennent plus clairs, la stratégie d’investissement doit pouvoir évoluer rapidement. Il ne s’agit pas de s’accrocher à une conviction, mais de réagir activement aux nouvelles informations.

Vigilance modérée : maintenir une attitude sceptique face aux attentes du marché (notamment celles qui sont excessivement optimistes et linéaires).

Enseignements profonds : l’évolution dynamique de la philosophie “tous temps”

Ce repositionnement de Bridgewater n’est pas simplement une vision “haussière” ou “baissière”, mais une mise en pratique concrète de sa philosophie “tous temps” dans un environnement nouveau.

La stratégie “tous temps” traditionnelle insiste sur la diversification entre différentes classes d’actifs pour faire face à divers scénarios macroéconomiques. Mais aujourd’hui, cette approche évolue : passer d’une dépendance à un seul outil de couverture (comme l’or) à une sélection d’actifs de qualité dans des secteurs spécifiques, basée sur une analyse fondamentale approfondie.

Que cela signifie-t-il ? Cela indique que Bridgewater ne renonce pas à la protection contre l’incertitude, mais change sa manière de se défendre — en abandonnant la couverture macroéconomique au profit de la sélection d’entreprises capables de rester compétitives dans divers scénarios macroéconomiques.

À l’ère de l’intelligence artificielle, les fabricants de semi-conducteurs, les éditeurs de logiciels d’entreprise, les plateformes de paiement, etc., continueront de faire face à une demande industrielle soutenue, peu importe comment évolue l’environnement macroéconomique. En revanche, la valeur de la “couverture macro” de l’or devient moins pertinente dans ce contexte.

Conclusion : faire face à la nouvelle ère avec des choix d’investissement adaptés

La grande révision de Bridgewater au troisième trimestre 2025 reflète la façon dont les plus grands investisseurs mondiaux repensent leur survie dans un environnement d’incertitude. Il ne s’agit pas d’un rejet des stratégies passées, mais d’une adaptation proactive à la nouvelle réalité.

Les données montrent un passage clair et déterminé : de l’or au S&P 500, de la consommation technologique à l’offre technologique, cette transformation de la trajectoire d’investissement est évidente. Elle nous rappelle que la véritable sagesse en investissement ne consiste pas à s’accrocher à une seule vision, mais à adapter continuellement sa perspective et ses allocations en fonction de l’évolution du contexte.

Dans cette phase de tournant macroéconomique, Bridgewater privilégie la réactivité agile et la focalisation précise — peut-être les leçons d’investissement les plus pertinentes dans le contexte actuel.

Disclaimer : Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement, et ne constitue en aucun cas un conseil financier, d’investissement ou juridique.

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