EUR/USD se négocie près de 1.1650 alors que les traders adoptent une position prudente avant le rapport sur les Nonfarm Payrolls américains. Après une baisse de cinq jours consécutifs, la paire est prise entre un dollar américain en renforcement et des attentes stables en matière de taux d’intérêt de la BCE, créant une incertitude sur la direction que prendra la dynamique.
Les données sur l’emploi aux États-Unis signalent une force du dollar
Le dollar américain gagne du terrain suite aux récentes publications hebdomadaires sur le marché du travail. Les demandes d’allocations chômage initiales se sont élevées à 208 000 pour la semaine se terminant le 3 janvier — légèrement en dessous des attentes de 210 000 mais supérieures aux 200 000 de la semaine précédente. Plus notable encore, les demandes d’allocations chômage en cours ont bondi à 1,914 million contre 1,858 million, suggérant que davantage de personnes restent plus longtemps bénéficiaires du chômage. Cette détérioration progressive du contexte du marché du travail alimente la force du USD malgré les attentes selon lesquelles les Nonfarm Payrolls de décembre n’augmenteront que de 60 000 emplois, en baisse par rapport aux 64 000 de novembre.
La main ferme de la BCE soutient l’EUR
Par ailleurs, la zone euro envoie des signaux mitigés. L’indice de climat des affaires de la Commission européenne a augmenté à -0,56 en décembre contre -0,66, laissant entendre une stabilisation modérée des conditions économiques. La confiance des consommateurs s’est également améliorée, passant à -13,1 contre -14,6. Cependant, les prix à la production ont accéléré plus que prévu, augmentant de 0,5 % d’un mois sur l’autre en novembre, contre des prévisions de 0,2 % — bien que les prix à la production en glissement annuel restent en contraction à -1,7 %.
La Banque centrale européenne (BCE) continue de maintenir sa position. Le vice-président Luis de Guindos a confirmé que les taux d’intérêt actuels sont “appropriés”, l’inflation étant désormais à l’objectif. Plus important encore, la dernière enquête sur les attentes d’inflation des consommateurs de la BCE révèle que les anticipations d’inflation à 1 an, 3 ans et 5 ans sont respectivement fixées à 2,8 %, 2,5 % et 2,2 % — inchangées par rapport aux lectures précédentes. Cette stabilité des attentes renforce l’argument en faveur du maintien des taux à 2,00 %, selon les analystes FX de BBH. Le taux de chômage dans la zone euro a légèrement diminué à 6,3 % en novembre contre 6,4 %, apportant un soutien supplémentaire.
La divergence clé : la dynamique du dollar vs. la stabilité des taux
La fourchette de négociation étroite de l’EUR/USD reflète cette opposition. Le dollar américain se renforce en raison de la faiblesse du marché du travail qui pourrait influencer la politique de la Réserve fédérale, tandis que les attentes d’inflation de la BCE restent ancrées, réduisant la pression pour des ajustements immédiats des taux. La publication des Nonfarm Payrolls sera cruciale pour déterminer quelle force dominera ensuite.
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EUR/USD maintient 1.1650 alors que les marchés se préparent pour les Nonfarm Payrolls—Quelle suite ?
EUR/USD se négocie près de 1.1650 alors que les traders adoptent une position prudente avant le rapport sur les Nonfarm Payrolls américains. Après une baisse de cinq jours consécutifs, la paire est prise entre un dollar américain en renforcement et des attentes stables en matière de taux d’intérêt de la BCE, créant une incertitude sur la direction que prendra la dynamique.
Les données sur l’emploi aux États-Unis signalent une force du dollar
Le dollar américain gagne du terrain suite aux récentes publications hebdomadaires sur le marché du travail. Les demandes d’allocations chômage initiales se sont élevées à 208 000 pour la semaine se terminant le 3 janvier — légèrement en dessous des attentes de 210 000 mais supérieures aux 200 000 de la semaine précédente. Plus notable encore, les demandes d’allocations chômage en cours ont bondi à 1,914 million contre 1,858 million, suggérant que davantage de personnes restent plus longtemps bénéficiaires du chômage. Cette détérioration progressive du contexte du marché du travail alimente la force du USD malgré les attentes selon lesquelles les Nonfarm Payrolls de décembre n’augmenteront que de 60 000 emplois, en baisse par rapport aux 64 000 de novembre.
La main ferme de la BCE soutient l’EUR
Par ailleurs, la zone euro envoie des signaux mitigés. L’indice de climat des affaires de la Commission européenne a augmenté à -0,56 en décembre contre -0,66, laissant entendre une stabilisation modérée des conditions économiques. La confiance des consommateurs s’est également améliorée, passant à -13,1 contre -14,6. Cependant, les prix à la production ont accéléré plus que prévu, augmentant de 0,5 % d’un mois sur l’autre en novembre, contre des prévisions de 0,2 % — bien que les prix à la production en glissement annuel restent en contraction à -1,7 %.
La Banque centrale européenne (BCE) continue de maintenir sa position. Le vice-président Luis de Guindos a confirmé que les taux d’intérêt actuels sont “appropriés”, l’inflation étant désormais à l’objectif. Plus important encore, la dernière enquête sur les attentes d’inflation des consommateurs de la BCE révèle que les anticipations d’inflation à 1 an, 3 ans et 5 ans sont respectivement fixées à 2,8 %, 2,5 % et 2,2 % — inchangées par rapport aux lectures précédentes. Cette stabilité des attentes renforce l’argument en faveur du maintien des taux à 2,00 %, selon les analystes FX de BBH. Le taux de chômage dans la zone euro a légèrement diminué à 6,3 % en novembre contre 6,4 %, apportant un soutien supplémentaire.
La divergence clé : la dynamique du dollar vs. la stabilité des taux
La fourchette de négociation étroite de l’EUR/USD reflète cette opposition. Le dollar américain se renforce en raison de la faiblesse du marché du travail qui pourrait influencer la politique de la Réserve fédérale, tandis que les attentes d’inflation de la BCE restent ancrées, réduisant la pression pour des ajustements immédiats des taux. La publication des Nonfarm Payrolls sera cruciale pour déterminer quelle force dominera ensuite.