Que signifie exactement la négociation de couverture ? Maîtriser la logique centrale de la couverture sur le marché des changes

De nombreux investisseurs ont entendu parler du concept de « couverture », mais peu comprennent réellement sa signification. Beaucoup pensent à tort que la couverture équivaut à un fonds privé, ce qui n’est pas le cas. La véritable essence de la couverture consiste à utiliser des actifs corrélés, en exploitant leur relation de volatilité pour réaliser des arbitrages ou éviter des risques. En termes simples, c’est comme souscrire une assurance : l’investisseur effectue des transactions inverses pour protéger son portefeuille contre la volatilité du marché.

La véritable signification des opérations de couverture

La couverture (HEDGE) trouve ses origines dans les besoins réels des entreprises et des investisseurs. Lorsqu’un commerçant prévoit de recevoir ou de payer des devises étrangères ou des matières premières à l’avenir, afin de verrouiller ses coûts et d’éviter les pertes dues à la fluctuation des prix, il utilise des instruments dérivés pour fixer le taux de change ou le prix des matières premières à l’avance. Cette pratique a été initialement largement appliquée sur le marché des devises, puis s’est étendue aux actions, aux contrats à terme et aux cryptomonnaies.

La renommée de la couverture s’est accrue dans les années 1990 avec la libéralisation des flux de capitaux internationaux. À cette époque, l’économie mondiale connaissait une croissance rapide, mais les réserves de change des pays étaient souvent insuffisantes. La forte hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, la crise financière au Japon, et d’autres défis monétaires ont mis à l’épreuve les monnaies nationales. Soros a réussi à attaquer la livre sterling en 1992, lançant l’ère légendaire des fonds spéculatifs. Par la suite, cette stratégie a été à l’origine de la crise financière asiatique en 1998, faisant entrer la couverture dans le grand public.

Les trois principaux scénarios d’utilisation de la couverture

Scénario 1 : La gestion des risques liés aux coûts des matières premières par les entreprises

L’industrie aéronautique et maritime est particulièrement sensible au coût du pétrole. Les entreprises peuvent acheter des options sur le pétrole pour fixer leur prix futur. Si le prix du pétrole augmente, les gains de l’option peuvent compenser l’augmentation des coûts d’exploitation ; si le prix baisse, bien que la marge de la prime d’option puisse être perdue, elles ont déjà évité le pire. C’est la mise en pratique de la notion de couverture — équilibrer risques et rendements.

Scénario 2 : La gestion du risque de décalage des flux de capitaux par les gestionnaires de fonds

Les gestionnaires de fonds font souvent face à un dilemme : les nouveaux capitaux peuvent arriver avec quelques jours de retard, mais ils ne peuvent pas prévoir comment évolueront les prix des actions durant cette période. La solution consiste à acheter à l’avance des options sur indices boursiers. Si le marché monte, les gains de l’option peuvent compenser l’augmentation du coût d’achat des actions ; si le marché baisse, la perte sur l’option est limitée, et les nouveaux fonds peuvent toujours acheter le nombre d’actions prévu. Cette stratégie de couverture inversée n’est pas réservée aux institutions : les investisseurs individuels peuvent également l’utiliser pour gérer le risque de liquidité.

Scénario 3 : La gestion des pertes importantes par les traders

Lorsqu’un investisseur détient une position fortement déficitaire, il peut établir une transaction inverse pour couvrir sa position, réduisant ainsi progressivement le risque de pertes supplémentaires.

Trois types d’application de la couverture sur le marché des devises

Réagir à un événement incertain : lorsque des nouvelles ou des événements majeurs sont imminents, les investisseurs utilisent la couverture comme une protection à court terme.

Environnement de marché dégradé : lorsque les conditions du marché se détériorent mais que l’investisseur souhaite maintenir une tendance à long terme, la couverture permet d’équilibrer le risque. En utilisant divers outils, il est possible de réduire l’ampleur des pertes.

Stopper une perte importante : lorsqu’un investisseur subit déjà de lourdes pertes, la couverture peut atténuer le risque de déclin continu par des transactions inverses.

Analyse des stratégies courantes de couverture en devises

Couverture directe du taux de change — Positions bilatérales

C’est la méthode la plus simple : ouvrir simultanément des positions d’achat et de vente, en utilisant le profit d’un côté pour compenser la perte de l’autre.

Exemple réel : une entreprise taïwanaise achète des produits à un fournisseur japonais, puis les revend à un client américain. Le contrat initial est de 10 millions de dollars, soit environ 1,2 milliard de yens, avec un paiement prévu de 1 milliard de yens dans six mois, ce qui donne un profit théorique de 200 millions de yens. Si le yen s’apprécie au moment du paiement, le coût en dollars augmente. La solution consiste à couvrir le taux de change lors de la réception — en achetant une position longue USD/JPY. Si le yen s’apprécie, le gain de la couverture compense la perte de change ; si le yen se déprécie, le gain de change compense la perte sur la marge de couverture. Ainsi, au lieu de faire un échange unique de 1 milliard de yens, l’entreprise n’a besoin d’investir qu’une partie des fonds, ce qui optimise l’utilisation du capital.

Arbitrage — Profiter de la corrélation du marché

Cette stratégie exploite la relation entre les taux d’intérêt, les taux de change, les actions et les contrats à terme pour établir des positions de couverture garantissant des rendements élevés. Elle nécessite une compréhension approfondie des politiques monétaires, des fondamentaux économiques et du sentiment du marché.

Exemple historique — La crise financière asiatique

Entre 1990 et 1995, l’économie thaïlandaise connaît une croissance rapide, avec un PIB moyen de 9,1 %. Pour attirer les investissements étrangers, la Thaïlande ouvre ses capitaux, mais sa dette extérieure atteint plus de 100 milliards de dollars. Soros découvre une faille critique : les réserves de change de la Thaïlande sont insuffisantes pour maintenir le taux de change fixe du baht par rapport au dollar (environ 25 bahts pour 1 dollar à l’époque).

Sa stratégie d’arbitrage consiste à emprunter des milliards de bahts, à les convertir immédiatement en dollars, tout en shortant la bourse thaïlandaise. Ces actions provoquent une panique massive des investisseurs étrangers. Malgré l’intervention de la banque centrale thaïlandaise pour acheter des bahts avec ses réserves afin de stabiliser la monnaie, la pression du marché devient insoutenable. En juillet 1997, le gouvernement thaïlandais abandonne le taux fixe, provoquant une dévaluation massive du baht. En janvier 1998, le taux chute à 56 bahts pour 1 dollar. Soros n’a qu’à rembourser une partie en dollars, le reste étant une énorme plus-value.

Pendant la crise financière asiatique, Soros a attaqué successivement la Thaïlande, les Philippines, Singapour, la Corée, jusqu’à Hong Kong, où il a mal évalué la détermination du gouvernement chinois à soutenir sa monnaie, ce qui lui a coûté cher. La bataille s’est finalement terminée avec sa défaite.

Coûts cachés et risques de la couverture

La couverture n’est pas sans coût. Tout d’abord, les frais de transaction sont élevés — chaque opération engendre des coûts, et une couverture fréquente peut considérablement réduire la profitabilité. Ensuite, le capital nécessaire est important — établir une position de couverture requiert une marge suffisante.

La sortie de la couverture n’est pas non plus sans difficulté. Le trader doit juger précisément du sens du marché, et une mauvaise synchronisation peut rendre tous les mécanismes de protection inutiles. C’est pourquoi la couverture exige une expérience très poussée — les débutants risquent de payer un prix plus élevé en tentant de couvrir leurs positions.

Leçons modernes de la couverture

Historiquement, certains ont réalisé des gains spectaculaires grâce à la couverture, mais l’opération comporte des risques importants et il est difficile de prévoir avec précision. Après la crise asiatique, les pays ont renforcé leurs réserves de change et leurs moyens de gestion, rendant les attaques massives difficiles à reproduire. La stratégie de couverture s’est également étendue au domaine des cryptomonnaies, avec une logique similaire mais des risques encore plus grands.

Lorsqu’un investisseur utilise la couverture, il doit garder à l’esprit que son objectif principal est la gestion du risque, et non la recherche de profits. Si l’on souhaite faire de l’arbitrage, il faut calculer précisément les coûts de transaction pour s’assurer que le gain couvre ces coûts, sinon cela peut conduire à une perte. La véritable signification de la couverture réside dans l’utilisation de coûts faibles et contrôlables pour protéger contre des risques importants et incontrôlables.

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