La confiance dans le dollar américain vacille, l'euro face au dollar américain franchit la barre des 1,10, y a-t-il encore de la marge de progression ?
Depuis le début de cette année jusqu’en avril, l’euro face au dollar américain (EUR/USD) a déjà enregistré une hausse cumulée de 7 %, dont une augmentation d’1 % en une seule journée le 9 avril, atteignant 1,1063. Cette vague de hausse reflète une réévaluation des perspectives du dollar sur le marché.
La domination du dollar s’affaiblit, l’euro devient une nouvelle option de refuge
La position du dollar en tant qu’actif refuge mondial à long terme est en train de s’affaiblir. L’impact des politiques tarifaires sur l’économie américaine pousse les investisseurs à remettre en question la sécurité du dollar. Parallèlement, la zone euro renforce activement son attractivité — en augmentant ses investissements en défense, en adoptant une politique fiscale accommodante, et en augmentant l’offre d’actifs sûrs, ces mesures font que l’euro est progressivement perçu comme une alternative fiable au dollar.
La dernière analyse de Deutsche Bank indique que si l’euro revenait à un niveau représentant plus d’un quart des réserves de change en 2010, cela pourrait entraîner un afflux de plus de 6000 milliards d’euros vers les actifs européens. Selon la politique de la Fed et de la BCE, la prochaine année verra une accélération de la dépréciation du dollar.
Les traders misent à nouveau, les institutions prévoient une poursuite de la hausse de l’euro
Karen Ward, stratégiste en chef du marché chez JPMorgan Asset Management EMEA, souligne que l’Europe présente actuellement une « triple impulsion » en matière de monnaie, de politique fiscale et de régulation, ce qui explique pourquoi les actifs européens surperforment, et pourquoi l’euro continue de monter face au dollar.
Les traders ont déjà commencé à parier sur une baisse des taux de la BCE, avec quatre autres baisses prévues d’ici 2025, chacune de 25 points de base. Selon les analystes de UBS, l’impact des nouvelles politiques tarifaires sur l’économie américaine sera plus important que sur celle de la zone euro, et le cycle d’assouplissement de la Fed devrait dépasser celui de la BCE, ce qui soutient la hausse de l’euro.
Plusieurs institutions rehaussent leurs prévisions, l’euro face au dollar pourrait approcher 1,12 d’ici la fin de l’année
Goldman Sachs estime qu’avec la disparition de l’exception américaine et la montée des risques de récession, la stratégie de couverture en devises est en train de changer, et le dollar subira une pression continue de dépréciation.
UBS a relevé son objectif pour l’euro face au dollar à 1,12 en septembre 2025, puis à 1,14 en mars 2026, en raison des dommages causés par les tarifs américains à l’économie locale, qui ont été plus importants que prévu. Nomura Securities pense également que la zone euro va subir une « restructuration structurelle », ce qui soutiendra une appréciation à long terme de l’euro.
JPMorgan prévoit que, malgré le ralentissement du PIB de la zone euro de 0,5 % à 1,5 % dû à la guerre commerciale, cela ne sera pas suffisant pour plonger la zone euro en récession, et la position relativement forte de l’euro sera difficile à inverser à court terme.
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La confiance dans le dollar américain vacille, l'euro face au dollar américain franchit la barre des 1,10, y a-t-il encore de la marge de progression ?
Depuis le début de cette année jusqu’en avril, l’euro face au dollar américain (EUR/USD) a déjà enregistré une hausse cumulée de 7 %, dont une augmentation d’1 % en une seule journée le 9 avril, atteignant 1,1063. Cette vague de hausse reflète une réévaluation des perspectives du dollar sur le marché.
La domination du dollar s’affaiblit, l’euro devient une nouvelle option de refuge
La position du dollar en tant qu’actif refuge mondial à long terme est en train de s’affaiblir. L’impact des politiques tarifaires sur l’économie américaine pousse les investisseurs à remettre en question la sécurité du dollar. Parallèlement, la zone euro renforce activement son attractivité — en augmentant ses investissements en défense, en adoptant une politique fiscale accommodante, et en augmentant l’offre d’actifs sûrs, ces mesures font que l’euro est progressivement perçu comme une alternative fiable au dollar.
La dernière analyse de Deutsche Bank indique que si l’euro revenait à un niveau représentant plus d’un quart des réserves de change en 2010, cela pourrait entraîner un afflux de plus de 6000 milliards d’euros vers les actifs européens. Selon la politique de la Fed et de la BCE, la prochaine année verra une accélération de la dépréciation du dollar.
Les traders misent à nouveau, les institutions prévoient une poursuite de la hausse de l’euro
Karen Ward, stratégiste en chef du marché chez JPMorgan Asset Management EMEA, souligne que l’Europe présente actuellement une « triple impulsion » en matière de monnaie, de politique fiscale et de régulation, ce qui explique pourquoi les actifs européens surperforment, et pourquoi l’euro continue de monter face au dollar.
Les traders ont déjà commencé à parier sur une baisse des taux de la BCE, avec quatre autres baisses prévues d’ici 2025, chacune de 25 points de base. Selon les analystes de UBS, l’impact des nouvelles politiques tarifaires sur l’économie américaine sera plus important que sur celle de la zone euro, et le cycle d’assouplissement de la Fed devrait dépasser celui de la BCE, ce qui soutient la hausse de l’euro.
Plusieurs institutions rehaussent leurs prévisions, l’euro face au dollar pourrait approcher 1,12 d’ici la fin de l’année
Goldman Sachs estime qu’avec la disparition de l’exception américaine et la montée des risques de récession, la stratégie de couverture en devises est en train de changer, et le dollar subira une pression continue de dépréciation.
UBS a relevé son objectif pour l’euro face au dollar à 1,12 en septembre 2025, puis à 1,14 en mars 2026, en raison des dommages causés par les tarifs américains à l’économie locale, qui ont été plus importants que prévu. Nomura Securities pense également que la zone euro va subir une « restructuration structurelle », ce qui soutiendra une appréciation à long terme de l’euro.
JPMorgan prévoit que, malgré le ralentissement du PIB de la zone euro de 0,5 % à 1,5 % dû à la guerre commerciale, cela ne sera pas suffisant pour plonger la zone euro en récession, et la position relativement forte de l’euro sera difficile à inverser à court terme.