Vous souhaitez profiter des options ? Comprenez d'abord ces quatre méthodes de trading

Qu’est-ce qu’une option ? De nombreux investisseurs s’intéressent à cet instrument financier dérivé tout en le trouvant étranger. En termes simples, une option est un contrat qui donne à l’acheteur le droit (mais pas l’obligation) d’acheter ou de vendre un actif à une date future à un prix prédéterminé. Cette caractéristique confère à l’option une valeur unique : elle permet non seulement de profiter d’une hausse du marché, mais aussi de rechercher des opportunités en cas de baisse ou de marché latéral.

Pourquoi l’option est-elle un choix pour les investisseurs ?

Comparé à l’achat ou la vente directe d’actions, l’option présente trois principaux attraits :

Effet de levier. Vous n’avez qu’à payer une prime d’option relativement faible pour contrôler un actif dont la valeur est plusieurs fois supérieure à votre investissement. Une option d’achat sur actions américaines représente 100 actions, ce qui signifie qu’avec un petit montant, vous pouvez prendre une position importante.

Mécanisme de profit multi-directionnel. Que le marché monte, baisse ou stagne, il existe une stratégie d’option adaptée. Si vous êtes optimiste, achetez une option d’achat ; si vous êtes pessimiste, achetez une option de vente ; voire, dans un marché latéral, vendez des options pour percevoir des primes.

Outil de couverture. Vous détenez une action mais craignez un recul à court terme ? Acheter une option de vente peut servir d’“assurance” pour votre position, protégeant la valeur de votre portefeuille tout en conservant un potentiel de hausse.

Cependant, les options comportent aussi des risques liés à leur effet de levier et leur complexité. Comprendre leur mécanisme de trading et les méthodes de gestion des risques est essentiel avant de se lancer.

Les six éléments clés pour lire un tableau de cotation d’options

Pour participer au trading d’options, il faut d’abord savoir interpréter les cotations. Chaque cotation d’option comprend les éléments suivants :

1. Actif sous-jacent. Le “produit de base” de l’option — peut être une action, un indice, une marchandise ou autre.

2. Direction de la transaction. Deux catégories : le droit d’acheter l’actif s’appelle “option d’achat” (call), celui de le vendre “option de vente” (put).

3. Prix d’exercice. Le prix fixé dans le contrat pour l’achat ou la vente, essentiel pour calculer le rendement.

4. Date d’expiration. La date limite de validité de l’option. Choisir la bonne échéance est crucial — par exemple, si l’on anticipe une déception des résultats financiers d’une société cotée, il vaut mieux opter pour une option expirant après la publication pour capter la réaction.

5. Prix de l’option. La prime que l’acheteur doit payer au vendeur, généralement par action.

6. Multiplicateur du contrat. Sur options américaines, une norme est 1 contrat = 100 actions sous-jacentes. Ainsi, la prime totale à payer = cotation × 100. Par exemple, une cotation de 6,93 USD correspond à 693 USD.

Quatre modes de trading fondamentaux

Stratégie 1 : Achat d’une option d’achat (call)

C’est la stratégie la plus basique pour miser à la hausse. Acheter une option d’achat revient à acheter un “bon de réduction” : le détenteur a le droit, avant l’échéance, d’acheter l’action à un prix convenu.

Logique de profit : plus le prix de l’action monte, plus le gain potentiel est grand. Supposons que le prix de l’action soit de 175 USD, et que vous achetiez une option d’achat avec un prix d’exercice de 180 USD, payant une prime de 6,93 USD (693 USD). Si le prix monte à 200 USD, vous exercez à 180 USD, puis vendez à 200 USD, réalisant la différence. Votre perte maximale est limitée à la prime payée — si le prix reste en dessous de 180 USD, vous laissez expirer et ne perdez que la prime.

Ce type de stratégie a un risque contrôlable et un potentiel de gain illimité, ce qui la rend particulièrement adaptée aux investisseurs optimistes sur une action mais avec une capacité de risque limitée.

Stratégie 2 : Achat d’une option de vente (put)

C’est la méthode classique pour parier à la baisse. Acheter une option de vente donne le droit, avant l’échéance, de vendre l’actif à un prix fixé.

Logique de profit : plus le prix de l’action baisse, plus le gain potentiel est élevé. Si le prix chute à 150 USD, avec un prix d’exercice de 160 USD, vous pouvez vendre à 160 USD puis racheter à 150 USD, réalisant la différence. La perte maximale est limitée à la prime payée, avec une protection contre la baisse.

L’achat d’option de vente est aussi une couverture efficace. Si vous détenez une position en actions, acheter une put peut protéger votre portefeuille en cas de chute brutale.

Stratégie 3 : Vente d’une option d’achat (call)

Changement de rôle — devenir le vendeur d’une option. Vendre une call signifie que vous vous engagez à vendre l’action au prix d’exercice si l’acheteur l’exige.

Profit et risque inversés : le maximum que vous pouvez gagner est la prime reçue. Mais si le prix dépasse largement le prix d’exercice, vous risquez d’être obligé de vendre à un prix inférieur, avec des pertes pouvant être plusieurs fois la prime. C’est le cas typique du “petit gain, gros risque”. La vente de call nécessite une réserve de fonds suffisante pour faire face au pire.

Stratégie 4 : Vente d’une option de vente (put)

Le vendeur d’une put parie que le prix ne chutera pas fortement. Son gain maximal est la prime reçue, mais si le prix descend en dessous du prix d’exercice, il doit acheter l’actif à ce prix, même s’il a perdu de la valeur.

Exemple de risque : une put avec un prix d’exercice de 160 USD, prime de 3,61 USD (361 USD). Si le titre chute à zéro, vous devrez payer 160 USD × 100 = 16 000 USD pour acheter l’action, moins la prime reçue, soit une perte nette de 15 639 USD. Ce risque est bien supérieur à celui d’acheter une put, où la perte maximale est la prime.

Quatre niveaux de gestion des risques en trading d’options

Les options sont flexibles, mais la gestion des risques est cruciale. Voici quatre principes pour une protection efficace :

Premier niveau : éviter la vente nue. Ne pas vendre plus d’options que vous n’avez en position longue. La vente nue comporte un risque illimité, car la perte peut théoriquement devenir infinie. À l’inverse, une position longue ou neutre a une perte limitée et mesurable.

Deuxième niveau : contrôler la taille de chaque position. Ne pas miser trop gros. Lorsqu’on vend plusieurs options, il faut calculer le risque en fonction de la valeur nominale totale du contrat, pas seulement de la marge. Par exemple, vendre une option avec un prix d’exercice de 172 USD comporte un risque de 17 200 USD (172 × 100), pas seulement la marge.

Troisième niveau : diversification du portefeuille. Ne pas concentrer tous ses positions sur une seule action, indice ou marchandise. La diversification entre actifs et secteurs réduit l’impact d’événements extrêmes.

Quatrième niveau : mise en place de stops. Surtout pour les positions nettes courtes, le stop-loss est une ligne de défense essentielle. Pour les positions longues ou neutres, le risque étant limité, le stop est moins critique.

Options vs Futures vs Contrats sur différence (CFD)

Trois instruments dérivés ont chacun leurs caractéristiques :

Options — L’acheteur a un droit, pas une obligation ; le vendeur doit honorer. Le levier est modéré (généralement 20-100x), les coûts de transaction faibles, adaptés aux investisseurs avec un profil de risque modéré et des prévisions précises.

Futures — Les deux parties ont une obligation de livraison à l’échéance. Le levier est élevé (souvent 10-20x), très sensible aux fluctuations à court terme, idéal pour capter des mouvements étroits et rapides.

CFD (Contrats pour différence) — Pas de livraison réelle, seul le règlement de la différence de prix. Le levier peut atteindre 200x, avec un capital initial très faible (quelques dizaines de dollars), mais le risque est maximal, avec un risque de liquidation rapide.

Le choix dépend de votre horizon de prévision, de votre tolérance au risque et de votre capital. Confiant à court terme sur une action mais soucieux du coût ? Optez pour les options. Cherchez à profiter d’un mouvement de marché sur une marchandise ? Les futures. Avec un petit compte et envie de levier élevé ? Les CFD.

Derniers conseils

Qu’est-ce qu’une option, comment les trader ? La réponse ultime est qu’elles sont des outils pour réaliser vos prévisions au bon moment et au bon prix. Mais ces outils ne donnent leur plein potentiel qu’avec une bonne analyse fondamentale, technique et une gestion rigoureuse du capital. Le levier des options amplifie à la fois les gains et les pertes, il faut donc respecter le marché et maîtriser ses risques plutôt que de rechercher des gains faciles.

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