Changement majeur dans le paysage énergétique en 2026 : qui profite de l'excès d'offre, qui subit la pression ? La différenciation des produits raffinés devient essentielle

2025年, le Brent crude a chuté d’environ 20 % depuis son sommet de début d’année, pour clôturer l’année à environ 60 dollars le baril. Ce n’est pas un événement isolé, mais le prélude à une transformation majeure du marché de l’énergie en 2026. Selon les analyses de Reuters et les données de l’AIE, la carte énergétique mondiale subit une restructuration structurelle — explosion de l’offre, déploiement de capacités, différenciation régionale — qui influencera profondément l’évolution des prix du pétrole et du gaz ainsi que les opportunités d’investissement.

Les produits raffinés deviennent les gagnants : la marge marginale du diesel s’envole de 30% à contre-courant

Un phénomène apparemment contradictoire se produit. Le pétrole brut fait face à une surabondance sévère, mais le diesel reste relativement robuste. Cela provient d’une contrainte structurelle à l’offre : les raffineries russes ont été endommagées par des attaques de drones, l’UE a interdit les carburants dérivés du pétrole russe, et la capacité mondiale de raffinage reste limitée.

En 2025, la marge marginale du diesel en Europe a augmenté de 30 %, bien au-delà de la baisse de 20 % du Brent. Cette divergence devrait perdurer jusqu’en 2026, même si les conflits géopolitiques s’apaisent, car les goulets d’étranglement dans l’offre de produits raffinés continueront de soutenir la prime relative du diesel et de l’essence. Pour les investisseurs, cela suggère que les actifs liés à la raffinage pourraient constituer une position défensive dans un environnement de baisse des prix du pétrole.

Surplus d’offre de pétrole de 3,85 millions de barils/jour : 2026 sera « l’année des stocks »

L’AIE prévoit un excédent mondial d’environ 3,85 millions de barils par jour en 2026, soit 4 % de la demande mondiale. Plusieurs facteurs convergent :

Une offre en expansion continue — La production des États-Unis, du Canada, du Brésil et de la Guyane atteint des niveaux records ; l’OPEP+ assouplit progressivement ses réductions, avec une reprise complète prévue au premier semestre. La stratégie de stockage stratégique de la Chine (environ 50 000 barils par jour) et ses stocks de pétrole brut en mer atteignent leur plus haut depuis avril 2020, ce qui pourrait agir comme un catalyseur à la baisse des prix.

Une fourchette de prix se dessine — En l’absence d’événements géopolitiques majeurs, le Brent pourrait se maintenir durablement dans une fourchette de 55 à 65 dollars en 2026. Le niveau actuel de 60 dollars le baril approche la limite inférieure de cette fourchette, rendant probable un test répété de ce support.

L’OPEP estime que le marché sera globalement équilibré, mais cette divergence avec l’AIE constitue la source la plus forte de volatilité récente.

Explosion de la capacité d’exportation de GNL : contribution de 45% des États-Unis, compétition accrue sur les prix

Entre 2025 et 2030, la capacité mondiale d’exportation de GNL augmentera de 300 milliards de mètres cubes par an, soit une croissance de 50 %. Les États-Unis contribueront à hauteur de 45 % de cette expansion, avec également une forte croissance en Australie, au Qatar et au Mozambique.

L’Europe, qui a connu une demande accrue pour remplacer le gaz russe, verra cependant une surabondance globale qui exercera une pression à la baisse sur les prix spot en Asie et en Europe. La concurrence entre GNL, pétrole et charbon s’intensifie, réduisant la marge bénéficiaire des producteurs de gaz naturel, certains étant contraints de réduire leur production ou de reporter des projets. Les consommateurs en bénéficieront par une baisse des coûts énergétiques.

Divergences parmi les géants occidentaux du pétrole et du gaz : réduction de 10 % des dépenses d’investissement, période de faible activité de fusions-acquisitions

Chevron, ExxonMobil, TotalEnergies et autres grands groupes occidentaux prévoient une réduction d’environ 10 % de leurs dépenses d’investissement en 2026, en raison de pressions à court terme sur les prix et des attentes de rendement pour les actionnaires. En revanche, les pays producteurs du Moyen-Orient intensifient leurs investissements en upstream.

Un environnement de prix bas pourrait paradoxalement favoriser une vague de fusions-acquisitions. Les grandes entreprises occidentales, grâce à leur solidité financière, pourraient acquérir à bas coût des actifs à faible coût, préparant la reprise de la capacité de production à la fin des années 2020 et au début des années 2030. Les choix de répartition du capital durant ce cycle détermineront la configuration de l’offre pour la décennie à venir.

La croissance des énergies renouvelables ralentit mais ne s’arrête pas : solaire, éolien et stockage font face à de nouveaux défis

L’AIE a revu à la baisse ses prévisions d’installation d’énergie renouvelable pour 2030, à 248 GW (contre 4600 GW actuellement, dont 80 % pour le solaire), principalement en raison de la faiblesse des politiques aux États-Unis et en Chine. Mais cela ne signifie pas un déclin, plutôt un ajustement du rythme de croissance.

La demande électrique continue de croître à un rythme annuel de 4 % jusqu’en 2027, principalement alimentée par les centres de données, l’électrification de l’économie et l’explosion de l’IA. Les coûts du solaire, de l’éolien et du stockage continuent de baisser, mais la période intermédiaire (pic solaire en midi) voit une surabondance accrue, ce qui intensifie la volatilité des prix de l’électricité et met à l’épreuve les capacités de stockage et de gestion du réseau.

Liste d’actions pour les investisseurs : le déséquilibre structurel prime sur le risque géopolitique

Les facteurs déterminants du marché de l’énergie en 2026 ne résident pas dans la géopolitique (le commerce USA-Chine, le conflit russo-ukrainien, la situation au Moyen-Orient existent mais ne seront pas la ligne directrice), mais dans le déséquilibre structurel entre l’offre et la demande.

Indicateurs à surveiller de près : divergence des prévisions de l’AIE et de l’OPEP, évolution des stocks de l’OCDE, décisions des réunions de l’OPEP+, politiques en faveur des énergies renouvelables.

Recommandations d’allocation : le pétrole brut pourrait osciller dans une fourchette en 2026, il faut évaluer si la croissance de l’offre continue de freiner la reprise de la demande à long terme ; les produits raffinés restent relativement solides, pouvant servir de position défensive en cas de baisse des prix du pétrole ; la baisse des prix du GNL est une tendance certaine, surveiller les opportunités de profit sous la courbe de coût.

Le surplus structurel dominera la tendance à long terme, le temps étant du côté de l’offre.

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