Baleine géante du Bitcoin Pompilano indique dans un podcast récent que, face à des tensions accrues au Moyen-Orient, le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, a souligné, dans sa lettre annuelle aux actionnaires, que même si le monde entier est confronté aux menaces de guerre et à l’inflation, l’économie américaine fait preuve d’une forte résilience. De plus, les États-Unis se sont transformés en pays exportateur net d’énergie, et les répercussions des fluctuations du prix international du pétrole sur son PIB ont nettement diminué. Les affrontements, au lieu de fragiliser la situation, ont au contraire renforcé la position dominante des États-Unis dans la chaîne d’approvisionnement énergétique. Avec la flambée des prix du pétrole, à court terme, le sentiment de consommation du grand public a été affaibli, mais le taux de chômage est resté au niveau bas de 4 %. Les dépenses de consommation continuent d’être vigoureuses et aucun signe n’indique que le marché du travail s’apprête à connaître une catastrophe.
L’impact du pétrole brut sur la croissance négative du PIB américain n’est inférieur qu’à 0,3 point de pourcentage
Les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) montrent qu’à partir de 2019, les États-Unis ont atteint le statut de pays exportateur net d’énergie, renversant complètement la position passive de l’époque du embargo pétrolier des années 1970. À l’heure actuelle, la production quotidienne américaine de pétrole brut est d’environ 13,6 millions de barils, ce qui la place en tête à l’échelle mondiale. Même si, en tenant compte de l’efficacité du raffinage et des facteurs logistiques, les États-Unis ont encore une demande partielle en importations de pétrole brut, le volume total exporté dépasse largement les importations. Ainsi, l’ensemble du pays profite de la hausse des prix mondiaux de l’énergie. Des études indiquent que lorsque le prix du pétrole augmente de 10 dollars, l’effet négatif sur le taux de croissance du PIB américain n’est que d’environ 0,1 à 0,3 point de pourcentage. Comparé aux pays européens et asiatiques, qui dépendent fortement des importations, la sensibilité de l’économie américaine aux fluctuations des prix des matières premières a considérablement diminué, ce qui traduit une capacité d’absorption des chocs plus forte.
La révolution du gaz de schiste et la construction d’infrastructures de gaz naturel liquéfié (LNG) font du combustible fossile le cœur de la croissance économique américaine et de son influence internationale. Le rapport de S&P Global indique que les recettes des exportations américaines de GNL ont dépassé celles de produits agricoles traditionnels tels que le maïs et le soja, et représentent même le double du chiffre d’affaires des exportations de contenus audiovisuels. Cette stratégie de « domination énergétique » se reflète non seulement dans les données économiques, mais se traduit aussi en termes d’influence concrète sur le plan diplomatique : à l’heure actuelle, la plupart des alliés européens dépendent fortement des approvisionnements énergétiques américains pour maintenir la stabilité de la situation. Cette relation de dépendance devient encore plus solide lorsque les prix mondiaux fluctuent. Par ailleurs, des coûts énergétiques relativement stables à l’intérieur des États-Unis offrent aussi un avantage de coût pour le développement à grande échelle de l’industrie, des centres de données et des infrastructures d’intelligence artificielle.
La hausse des prix du pétrole freine le coût pour les ménages ; les douleurs à court terme sont inévitables
Malgré la tension géopolitique qui fait augmenter les coûts du pétrole, les indicateurs macroéconomiques américains restent solides. Les prévisions indiquent que le taux de croissance du PIB réel en 2026 restera autour de 2,2 %, tandis que le taux de chômage demeurera stable au faible niveau de 4 %. La Réserve fédérale (Fed) conserve une attitude prudente face aux conflits en cours, estimant que, sauf si le prix du pétrole connaît des hausses extrêmes, les obstacles à la croissance économique seront limités. Toutefois, la résilience macroéconomique ne signifie pas que les difficultés ne se font pas sentir dans la vie quotidienne des particuliers. La hausse des prix à la station-service réduit directement le revenu disponible des ménages, ce qui freine le sentiment de consommation du marché. Ce phénomène de « bénéfices pour l’État, fardeau pour les citoyens » est devenu le centre des discussions politiques actuelles, et reflète aussi le compromis d’intérêts entre les rendements des actifs stratégiques de l’État et les coûts de la vie des familles ordinaires.
Pompliano estime que la situation actuelle diffère de l’effondrement systémique provoqué par les crises pétrolières passées : le conflit géopolitique en cours n’a pas causé un coup fatal à l’économie américaine. Au contraire, cela confirme davantage les avantages dont bénéficie l’économie américaine après sa transition énergétique. Même si, à court terme, les consommateurs doivent encore faire face aux pressions liées à l’inflation, à long terme, la position dominante dans l’énergie apporte un pouvoir géopolitique ainsi qu’un approvisionnement industriel stable en énergie, ce qui fournit une base solide pour l’allocation du capital au cours des prochaines années. Cette résilience garantit que les États-Unis peuvent maintenir leur leadership pendant les périodes de turbulences.
Cet article « Pompliano : la guerre consolide la chaîne d’approvisionnement énergétique américaine ; l’impact du pétrole brut sur le PIB annonce des perspectives optimistes » apparaît pour la première fois sur Chaîne News ABMedia.