Adapté de la série télévisée japonaise « Zone interdite », tirée du roman éponyme du romancier Toyoko Yamasaki, le récit dévoile, à travers les hauts et les bas de grands groupes commerciaux japonais d’après-guerre dans les jeux de pouvoir internationaux, la relation étroite entre l’énergie et les enjeux géopolitiques. L’intrigue désigne les combats au Moyen-Orient comme la Troisième Guerre mondiale : les États-Unis aident Israël à attaquer des pays de la région, et un « oracle » prévoit les scènes actuelles du conflit américano-israélo-iranien. Le protagoniste de l’histoire, Ikki IkkI, affirme que la guerre se terminera immédiatement, apportant des revenus abondants à la société commerciale Kinki qu’il dirige. Cet article compare les événements de la série à la situation actuelle des États-Unis, d’Israël et de l’Iran, analyse la logique des intérêts politico-économiques derrière les conflits contemporains et montre qu’en suivant la tournure de l’intrigue de « Zone interdite », la guerre est sur le point de s’achever, et qu’après la guerre, elle créera les intérêts de nombreuses entreprises privées.
Le protagoniste de « Zone interdite », Ikki IkkI, prédit que la guerre au Moyen-Orient sera rapide et décisive
Dans « Zone interdite », le protagoniste Ikki IkkI (interprété par ToshimI Tanizawa) montre une capacité précise d’analyse du renseignement. Plus particulièrement, durant la Troisième Guerre mondiale évoquée dans la série, il anticipe correctement que le blocus du canal de Suez (Suez Canal) fera grimper les coûts du transport maritime, en obtenant des informations clés par les canaux israéliens. Dans l’intrigue, lorsque la majorité des entreprises japonaises se trompent en pensant que la guerre va durer dans un face-à-face de longue durée, Ikki IkkI soutient qu’il faut acheter massivement en période de prix les plus bas, puis relâcher les stocks lorsque les prix atteignent leur plus haut niveau, afin que la société commerciale Kinki réalise d’énormes profits. Cette logique reflète la grande sensibilité du commerce international à la guerre. Aujourd’hui encore, les conflits au Moyen-Orient, comme la sécurité de la voie maritime du détroit d’Hormuz, influencent directement les prix mondiaux du pétrole, les coûts de transport et les chaînes d’approvisionnement. Le renseignement de guerre ne concerne donc pas seulement le domaine militaire : il détermine aussi la survie des chaînes d’approvisionnement énergétiques et des économies nationales.
La souveraineté énergétique est aujourd’hui entre les mains des États-Unis
Le point culminant de la série tourne autour du développement des champs pétrolifères du Moyen-Orient, en soulignant que l’énergie est la ligne de vie d’un pays. Le contexte temporel et spatial de « Zone interdite » se situe à l’époque de Shōwa : à ce moment-là, le Japon luttait pendant les crises pétrolières, et les sociétés commerciales n’ont pas hésité à investir de grosses sommes, en s’associant avec Orion Oil (Orion Oil) des États-Unis, pour faire face à des concurrents internationaux comme l’Allemagne de l’Ouest. En comparaison avec la situation actuelle, même si les États-Unis ont atteint l’autosuffisance énergétique grâce au gaz de schiste (Shale Gas), maintenir la stabilité au Moyen-Orient et garantir l’autorité qui permet de coter le pétrole brut en dollars demeure une clé pour soutenir la domination financière mondiale. Que ce soit la course aux concessions minières dans la série, ou aujourd’hui encore les sanctions et les bras de fer concernant les exportations de pétrole iranien, les motivations potentielles de la guerre pointent vers la maîtrise des ressources stratégiques, plutôt que vers un simple affrontement religieux ou idéologique.
Une relation politique de symbiose, solidement entrelacée
« Zone interdite » dépeint de façon vivante la relation de cohabitation complexe entre les sociétés commerciales, l’armée, les factions politiques et les grands conglomérats financiers. Dès les premiers épisodes, les dossiers d’achat d’avions militaires mettent déjà en évidence de nombreuses rivalités politico-économiques. Cette « culture des états-majors » se retrouve également dans l’aide américaine à Israël en ce moment : aux États-Unis, le puissant complexe militaro-industriel et les groupes de pression, avec leur IA (Military-Industrial Complex) et leurs organisations de lobbying, exercent une influence décisive dans la mise en œuvre de l’aide militaire. Israël est perçu comme un avant-poste des États-Unis au Moyen-Orient, jouant le rôle d’intermédiaire au sein de l’équilibre des forces régionales.
Le titre de « Zone interdite » laisse entendre qu’en poursuivant des intérêts extrêmes, la morale et le cœur des gens s’assèchent : non pas une terre stérile de Sibérie, mais un marché et un champ de bataille cruels.
Cet article, à partir de la progression de l’intrigue de la série télévisée japonaise « Zone interdite », prévoit quand la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran prendra fin. La première apparition se trouve sur la chaîne d’actualités ABMedia.