Le Pakistan cherche activement à faciliter des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, proposant de les tenir dans la capitale Islamabad. Il se murmure que le vice-président américain JD Vance pourrait être nommé principal négociateur américain.
(Précédemment : l’Iran refuse 15 propositions de cessez-le-feu américaines et pose ses « 5 grandes conditions » pour un cessez-le-feu : indemnisation de la guerre, contrôle de la souveraineté du détroit d’Hormuz)
(Contexte supplémentaire : fuite médiatique sur le « plan de paix en 15 points » proposé par Trump : l’Iran doit abandonner son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions, une nouvelle opportunité au Moyen-Orient ?)
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La situation géopolitique au Moyen-Orient pourrait connaître un tournant. Selon le Guardian, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a déclaré que le pays était prêt à faciliter des négociations « significatives et décisives » entre les États-Unis et l’Iran, afin de mettre fin à près d’un mois de conflit au Moyen-Orient. La Maison Blanche a également confirmé que le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, Asim Munir, avait discuté dimanche avec le président américain de la situation du conflit.
Selon des sources pakistanaises, si les négociations progressent favorablement, le vice-président américain JD Vance pourrait être désigné comme le principal négociateur américain. En raison de l’échec des négociations menées précédemment par l’envoyé spécial de Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff, et son gendre Jared Kushner, qui n’ont pas réussi à gagner la confiance de l’Iran, des diplomates iraniens ont clairement indiqué qu’ils refusaient de dialoguer avec ces deux personnes, et considèrent JD Vance comme une option plus acceptable pour le dialogue.
Malgré une lueur d’espoir dans les négociations, la pression de Trump sur l’Iran ne faiblit pas. Ce dernier a lancé un ultimatum de cinq jours ce week-end, avertissant que si l’Iran ne rouvrir pas la voie navigable stratégique du détroit d’Hormuz, les États-Unis « détruiront complètement » les centrales électriques et infrastructures énergétiques iraniennes.
Par ailleurs, Trump a également affirmé que des « discussions très fortes et efficaces » étaient en cours entre les responsables américains et iraniens, et qu’un consensus avait été trouvé sur la plupart des points. La bonne nouvelle concernant les négociations a apaisé la panique sur les marchés, entraînant une chute significative des prix du pétrole international, qui a brièvement dépassé 100 dollars le baril, atteignant un plus bas récent.
Actuellement, bien que le Qatar, la Turquie et l’Égypte soient considérés comme des lieux potentiels pour les négociations, des sources indiquent que les autorités de Téhéran préfèrent organiser la rencontre dans la capitale pakistanaise, Islamabad. Le Pakistan entretient des relations bilatérales étroites avec l’administration Trump et les pays du Golfe, et il est également le deuxième pays au monde après l’Iran en population chiite.
De plus, en raison de sa forte dépendance aux importations de pétrole et de gaz naturel transitant par le détroit d’Hormuz, le conflit a entraîné une grave pénurie d’énergie et une flambée des prix dans le pays. C’est pourquoi le Pakistan s’engage activement dans la médiation, espérant mettre fin rapidement aux hostilités pour soulager la pression économique intérieure.