Nordea, la plus grande banque nordique, a annoncé aujourd’hui (24) qu’elle collaborerait avec CME Group et Google Cloud pour lancer une plateforme de « cash tokenisé » 24/7 basée sur la technologie blockchain. Grâce à la technologie de registre distribué de Google Cloud, les clients institutionnels pourront dépasser les limites des horaires bancaires traditionnels, permettant un règlement instantané des marges et des garanties.
(Précédent : NYSE en partenariat avec Securitize pour lancer une plateforme de tokens RWA : trading 24/7, règlement instantané, entrées et sorties en stablecoin)
(Contexte supplémentaire : Le PDG de BlackRock écrit aux actionnaires : la tokenisation, comme Internet en 1996, va transformer radicalement la finance)
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Alors que les marchés mondiaux évoluent vers un mode de trading 24/7, les cycles de règlement traditionnels deviennent un point douloureux majeur pour les investisseurs institutionnels. La huitième plus grande banque d’Amérique du Nord, la Banque de Montréal (BMO), a annoncé aujourd’hui un projet ambitieux : utiliser la technologie de registre distribué de Google Cloud pour offrir une solution de cash tokenisé à ses clients institutionnels de CME Group.
Cette initiative permettra aux clients institutionnels de convertir des dollars américains en outils tokenisés, pour répondre aux exigences de marge dans le cadre des dérivés de CME Group, en éliminant complètement les contraintes des horaires bancaires classiques.
Actuellement, face aux fluctuations du marché après clôture, les marges à couvrir (margin calls) imposées par les banques sont limitées par les horaires de règlement, ce qui réduit l’efficacité de l’utilisation des fonds. La nouvelle plateforme de BMO, utilisant la technologie de registre universel de Google Cloud (GCUL), a créé un réseau privé et réglementé.
Derek Vernon, responsable des solutions de paiement et de liquidités de BMO en Amérique du Nord, indique que cette capacité marque l’ambition de BMO d’introduire une monnaie réglementée dans un environnement moderne et programmable. Les clients pourront déplacer leurs fonds en continu selon la demande du marché, plutôt que selon les heures d’ouverture bancaires, ce qui réduira efficacement les gaps de liquidité et les frictions opérationnelles.
Au-delà du règlement instantané des marges, la stratégie de BMO inclut des objectifs plus ambitieux. La plateforme devrait obtenir l’approbation réglementaire d’ici la seconde moitié de 2026, pour ouvrir officiellement ses services de cash tokenisé aux institutions financières réglementées.
De plus, BMO prévoit de lancer des « dépôts tokenisés », permettant aux fonds bancaires d’exister sous forme numérique, pour une utilisation plus large dans les paiements B2B, la gestion de trésorerie d’entreprise et les applications de cash programmable. Par rapport aux stablecoins volatils, ces actifs tokenisés garantis par la banque sont considérés comme une solution de financement en chaîne plus conforme.
Cette collaboration n’est pas fortuite. En 2025, CME Group et Google Cloud avaient déjà annoncé un pilote pour le paiement en gros et la tokenisation d’actifs, et BMO est la première banque à rejoindre cet écosystème. James Tromans, directeur général Web3 et actifs numériques chez Google Cloud, indique qu’avec la plateforme GCUL, BMO et CME peuvent améliorer significativement l’efficacité du capital et réduire les frictions opérationnelles mondiales.
Suzanne Sprague, directrice des opérations de CME Group, souligne qu’avec la transition vers un trading 24/7, CME s’efforce d’offrir à ses clients l’efficacité nécessaire pour effectuer des règlements en temps réel, libérant ainsi le capital auparavant bloqué par les cycles bancaires traditionnels.
Cette annonce fait écho à la récente déclaration de la Bourse de New York (NYSE) sur le développement d’une plateforme de tokens, illustrant la volonté de Wall Street et des grandes banques de rénover l’infrastructure financière mondiale, en popularisant la tokenisation des actifs réels (RWA) et des monnaies numériques.