Le détroit d'Ormuz presque complètement bloqué ! L'Iran propose à l'Amérique un cessez-le-feu et des compensations : faire un bilan après 47 ans

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Le trafic commercial dans le détroit d’Hormuz a chuté d’environ 95 % après l’éclatement du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Du 1er au 23 mars, seulement 144 navires ont traversé, bien en dessous de la moyenne quotidienne de 138 avant le conflit. Le conseiller militaire du nouveau leader suprême iranien, Mohsen Rezaei, a proposé le 23 mars trois conditions pour un cessez-le-feu, soulignant que cette dispute trouve ses racines dans la révolution islamique de 1979 et qu’il faut « en finir ».

(Précédent : l’Iran menace de faire grimper le prix du pétrole à plus de 200 dollars, attaque deux navires dans le détroit d’Hormuz)

(Contexte supplémentaire : si l’on ne passe pas par le détroit d’Hormuz, le pétrole ne peut-il vraiment pas sortir ? Y a-t-il des alternatives ?)

Le passage stratégique le plus important au monde est désormais presque paralysé. Selon des données de l’agence Xinhua, du 1er au 23 mars, seulement 144 navires ont traversé le détroit, soit moins de 7 par jour en moyenne. Avant le conflit, la moyenne quotidienne était de 138 navires, ce qui représente une chute d’environ 95 % du trafic maritime.

Ce détroit transporte environ un quart du pétrole mondial par voie maritime et un cinquième du gaz naturel liquéfié (GNL). Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), en 2024, environ 20 millions de barils de pétrole par jour transitent par cette voie, mais la plupart des navires évitent désormais de le faire.

Parmi ces 144 navires, 91 sont des navires de pétrole et de gaz

Sur les 144 navires en transit ce mois-ci, 91 sont des navires de pétrole et de gaz, mais ils ne transitent pas tous normalement ; certains font détour ou changent de route.

Les navires de GNL initialement destinés à l’Europe ont progressivement changé de route vers le marché asiatique, car les prix spot en Asie sont plus élevés. La structure de l’offre et de la demande s’est rapidement réorganisée en quelques semaines, augmentant encore la pression sur l’Europe pour ses approvisionnements énergétiques.

La majorité des navires encore passant par le détroit privilégient la route du nord, c’est-à-dire les eaux au nord de l’île de Larak en Iran. Al Jazeera et plusieurs médias britanniques spécialisés dans la navigation ont confirmé que plus de 20 navires empruntent cette route, sous surveillance visuelle et autorisation de l’Iran.

L’Iran applique actuellement un système de « permis » : les navires chinois, indiens et pakistanais sont considérés comme amis et ont une probabilité plus élevée d’être autorisés à passer. Les autres nationalités ont moins de chance. Au 12 mars, l’Iran avait attaqué 21 navires.

Les analystes de JPMorgan indiquent que, dans le transport de pétrole observable, la part du pétrole iranien atteint 98 %. Au début mars, le volume transporté était d’environ 1,3 million de barils par jour, ce qui signifie que presque tout le pétrole en transit dans le détroit est iranien.

L’ultimatum de 48 heures de Trump

Le 23 mars, la tension a de nouveau monté d’un cran. Donald Trump avait fixé un « ultimatum de 48 heures » : si l’Iran ne libérait pas le détroit d’Hormuz, il procéderait à des frappes contre les centrales électriques iraniennes. L’Iran a répliqué en menaçant de poser des mines dans « tout le Golfe Persique » si une telle attaque avait lieu.

Trump a ensuite annoncé un report de 5 jours, évoquant « un dialogue très positif et productif ». Le ministère iranien des Affaires étrangères a nié toute discussion avec Washington, affirmant qu’aucun dialogue n’avait lieu. Les déclarations des deux côtés sont totalement contradictoires.

Le même jour, la télévision nationale iranienne a diffusé une déclaration de Mohsen Rezaei, ancien commandant des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), nommé le 16 mars par le nouveau leader suprême Mojtaba Khamenei comme conseiller militaire, une position de grande importance.

Il a présenté trois conditions pour un cessez-le-feu, avec une attitude ferme :

  • La première condition est que l’Iran reçoive toutes les compensations.
  • La deuxième est que toutes les sanctions économiques américaines contre l’Iran soient entièrement levées.
  • La troisième est que l’Iran obtienne une garantie juridique internationale de non-ingérence des États-Unis dans ses affaires.

Rezaei a également déclaré que le différend entre l’Iran et les États-Unis ne se limite pas à ce conflit ou à l’attaque américaine contre l’Iran en juin dernier, mais remonte à la révolution islamique de 1979, et qu’il faut « en finir » avec cette rancune de 47 ans.

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