ByteDance modèle de génération vidéo Seedance 2.0 : suspension mondiale d’environ une semaine, réouverture le 23 mars avec une solution de compromis « blocage des visages humains », en même temps que le déploiement par étapes dans différentes régions via CapCut et la plateforme créative Dreamina. Le modèle d’image Seedream 5.0 Lite est également lancé simultanément.
(Précédent : procès pour droits d’auteur ! ByteDance suspend précipitamment le lancement mondial de Seedance 2.0)
(Contexte supplémentaire : Elon Musk loue Seedance 2.0 « développement de l’IA vidéo trop rapide » ! ByteDance estime que le modèle n’est pas encore parfait)
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Le modèle d’IA vidéo de ByteDance, Seedance 2.0, revient sur le marché mondial après la tempête de droits d’auteur à Hollywood, avec une posture de compromis, mais la voie de l’upload de visages humains est actuellement « bloquée » pour l’instant.
Le compte officiel X de Dreamina confirme que « l’upload de photos de personnes réelles n’est pas supporté pour le moment », la version initiale limitant les utilisateurs à générer du contenu à partir d’images ou vidéos contenant des visages humains.
Enfin là ! Dreamina Seedance 2.0 et Seedream 5.0 Lite sont désormais disponibles sur Dreamina AI
Nous sommes ravis de présenter nos derniers modèles, conçus pour un contrôle plus approfondi et des possibilités créatives plus larges.
Qu’est-ce qui rend Dreamina Seedance 2.0 exceptionnel ?
→ Vidéo multimodale… pic.twitter.com/OfkZfloi9P— Dreamina AI (@dreamina_ai) 24 mars 2026
Malgré le compromis, la puissance du modèle n’a pas été diminuée.
Selon un test à l’aveugle réalisé par l’organisme indépendant Artificial Analysis, Seedance 2.0 a obtenu un score Elo de 1269 pour la génération de vidéos à partir de texte (sans audio), classé premier mondial ; pour la génération d’images vidéo, le score est de 1350, dépassant Google Veo3 et OpenAI Sora.
Techniquement, Seedance 2.0 supporte quatre modes d’entrée : texte, image, audio, vidéo, peut générer des vidéos jusqu’à 15 secondes, avec six ratios, et possède une capacité native de synchronisation audio-vidéo. ByteDance le positionne comme un modèle de pointe open source.
Seedance 2.0 est désormais intégré à des plateformes comme CapCut et Pippit, avec une première ouverture dans les marchés d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine, accessible uniquement aux utilisateurs payants de CapCut.
Le lancement de Seedance 2.0 en Chine a eu lieu le 12 février. Moins de 24 heures après, des vidéos générées par IA de stars hollywoodiennes comme Tom Cruise et Brad Pitt ont circulé massivement sur les réseaux, tout comme des vidéos faites maison de personnages de « Stranger Things ».
Le 13 février, Disney a envoyé une lettre de cessation et d’abstention à ByteDance, accusant la société de « piratage virtuel » de ses IP, affirmant que Seedance avait préchargé une bibliothèque de contenus piratés de personnages de « Star Wars », Marvel, etc.
Par la suite, Paramount, Netflix, Sony, Warner Bros. ont également envoyé des lettres de cessation, suivies par la Motion Picture Association (MPA). La SAG-AFTRA, syndicat des acteurs américains, a publiquement condamné.
Le 16 février, ByteDance a promis de renforcer ses mesures de sécurité, mais le plan de lancement mondial n’a pas été modifié immédiatement.
Le 17 mars, deux sénateurs américains, Marsha Blackburn (Républicaine) et Peter Welch (Démocrate), ont conjointement écrit à Liang Rupo, PDG de ByteDance, pour demander la « fermeture immédiate » de Seedance.
Environ une semaine après la suspension, la société a répondu en bloquant uniquement l’upload de visages humains, tout en maintenant le reste accessible.
Bloquer les visages humains réduit effectivement le risque d’atteinte directe aux droits, en bloquant la génération de Deepfake de stars, mais la problématique des droits d’auteur ne se limite pas aux images réelles. La charge de précharger des contenus protégés n’a pas été officiellement résolue.
Le problème plus profond est que la capacité de Seedance 2.0 à être classé n°1 mondial, combinée à la base d’utilisateurs mondiale de ByteDance, confère à ce modèle un potentiel massif d’atteinte aux droits. Le blocage des visages n’est qu’une protection superficielle. Pour ByteDance, cette relance est aussi une étape d’expérimentation.