
En septembre 2021, le gouvernement chinois a instauré une interdiction totale de toutes les activités liées aux actifs virtuels, marquant ainsi un net durcissement de la régulation des actifs numériques en Chine. Depuis lors, les autorités ont poursuivi le renforcement de l’arsenal réglementaire. Les dernières modifications des lois anti-blanchiment ont clarifié les exigences de surveillance pour les opérations impliquant des actifs virtuels, illustrant la vigilance constante et le contrôle renforcé du gouvernement sur ce secteur.
L’interdiction couvre l’ensemble des activités liées aux actifs virtuels, notamment le trading, le minage, l’émission de tokens ainsi que la fourniture de services de tarification ou de toute prestation transactionnelle financière. Elle s’étend également à l’international, incluant l’achat d’actifs virtuels à l’étranger et la participation indirecte, telle que l’assistance technique aux utilisateurs. Ce dispositif réglementaire global garantit une supervision rigoureuse du secteur et vise à éliminer les éventuelles failles réglementaires.
Cette interdiction vise avant tout à prévenir divers risques financiers. Les marchés d’actifs virtuels sont particulièrement vulnérables à la fraude, des acteurs malintentionnés exploitant l’asymétrie d’information et les lacunes réglementaires. L’aspect transfrontalier de ces actifs facilite également le blanchiment de capitaux et les transferts illicites, compromettant la sécurité financière. Leur forte volatilité et le manque de transparence accentuent les risques pesant sur les investisseurs. En mettant en place une interdiction généralisée, les régulateurs entendent rompre ces chaînes de risques à la source, préserver la stabilité du système financier et protéger les droits légitimes des investisseurs.
La politique de la Chine interdit le minage de cryptomonnaie, impose le démantèlement et la fermeture des projets concernés, interdit les nouveaux investissements, proscrit les services de trading de cryptomonnaies, cible la prévention des risques liés aux actifs virtuels et réprime le financement illégal.
La Chine interdit le trading de cryptomonnaies et les ICOs principalement pour maîtriser le risque financier, prévenir les menaces systémiques, protéger les droits des investisseurs, promouvoir le yuan numérique et réguler l’économie numérique.
Les particuliers et les entreprises se voient interdire l’accès au trading de cryptomonnaies. Toute infraction peut entraîner des poursuites pénales. Les plateformes étrangères de trading ne peuvent pas proposer leurs services aux utilisateurs chinois, et toute personne participant à l’exploitation ou à la promotion de ces activités s’expose à des sanctions judiciaires.
La détention d’actifs virtuels n’est pas illégale, mais leur échange est réglementé. Participer à des opérations de trading illégales, de blanchiment d’argent ou de fraude peut entraîner des amendes, la confiscation des avoirs ou des sanctions pénales. Il est fortement recommandé de se conformer à la législation en vigueur.
La Chine encourage l’innovation en technologie blockchain tout en maintenant une interdiction stricte sur les actifs virtuels. Le gouvernement promeut l’adoption de la blockchain dans des secteurs tels que la gestion de la chaîne d’approvisionnement et la traçabilité, mais interdit le trading, l’émission et le financement par cryptomonnaie afin de limiter les risques financiers.
La Chine pourrait encore affiner sa régulation des actifs virtuels, poursuivant la lutte contre les activités illégales tout en permettant une innovation conforme. L’essor du yuan numérique devrait s’amplifier en tant que pilier de la stratégie officielle en matière d’actifs numériques. Les prochaines politiques devraient viser à garantir un équilibre entre innovation et gestion maîtrisée des risques.










